Au nom du bon Dieu, ce reconverti jihadiste, sous l’influence de ses deux guides, Mahamoud Dicko, président du Haut conseil islamique, Mamadou Diamoutany, président de la Ceni, est en train d’introduire l’islam politique dans les mosquées au Mali. Oui, Yacouba Traoré, incapable de donner un contenu à son département religieux, s’est trouvé un poste. Il est devenu directeur de campagne politique d’un état-major où il est bien entouré et bénéficie de la contribution du HCI, de la Ceni et d’un patron minier. Yacouba et ses conseillers ambitionnent ainsi de donner le pouvoir au candidat de leur choix.DR-YACOUBA-TRAORE

Dire que cela se fera au nom de l’islam dans un pays laïc avec comme département de campagne le ministère des Affaires religieuses et des cultes, l’extrémisme aura dépassé ses limites au Mali. En cela, Yacouba et ses acolytes, ne sont pas seulement que des pestiférés, mais des vrais leaders du Mnla du Sud,  plutôt des jihadistes qui méritent de figurer sur la liste de la CPI. Chers lecteurs, cette semaine, nous  vous présentons un réseau de leaders du Mnla du Sud, reconvertis en jihadisme. Il est présidé par  le Dr Yacouba Traoré, ministre des Affaires religieuses, composé de Mahamoud Dicko, HCI, Mamadou Diamoutany, Ceni.

Et tenez- vous  bien ! Ils sont capables de tout. Le bon Dieu les emmerde. Ils se servent de l’islam pour arriver à leur fin. De piètres politiciens ambitieux sous couvert de la religion. Ils ne craignent pas la colère du Dieu. L’enfer ? Pour vu  que cela ne se passe pas ici-bas.

Voici le vrai leader du Mnla du Sud, converti en jihadiste puis redevenu Mnla pour les circonstances de la cause. Yacouba Traoré, né en 1965 à Sikasso, est un économiste spécialiste en art martial, taïkando. Il est surtout un leader musulman, membre de l’association CERFIM, celle du  président de la Ceni,  non moins secrétaire général du Haut conseil islamique dont le mandat est fini il y a 6 mois. Ce que Dicko ne veut pas entendre parler.

Et voici Yacou, pour les intimes, dans le gouvernement. Pour une fois, le Mali dispose d’un département chargé des questions religieuses. Pour Mahamoud Dicko, qui aura mis tout son poids dans la balance pour cela, ledit département constitue un tremplin. D’abord, il peut servir de lieu de négociation avec les occupants du Nord. Il peut aussi servir de salon feutré pour penser les combines tortueuses de Dicko au nom de la religion pour son ambition. Car autant vous le dire, Mahamoud est un malin, un renard sous le manteau de l’islam.

En véritable dribleur et homme politique caché, donc peureux, Dicko  avait des visés par la création de ce département, installé sans l’aval des autres membres du Haut conseil islamique du Mali encore moins des autres leaders religieux du pays. La nomination  de Yacouba, son homme, était alors dans son schéma. À en croire les mauvaises langues, le président du HCI s’est chargé de la transmission du CV de Yacouba Traoré. Alors nous voici à la veille des élections. Yacouba peut se mettre au boulot. Au service de son mentor Dicko. Première visée de Mahamoud Dicko, l’organisation du pèlerinage à la Mecque par son département. Yacouba entre en jeu et pose le problème sur la table du conseil des ministres. Colonel Moussa Sinko Coulibaly y oppose un niet sans appel. En effet, le jeune Sinko n’a pas voulu, d’autant que l’argument avancé était très indiscutable. Le ministère des Affaires religieuses doit s’occuper de la gestion des mosquées et des lieux de culte à l’intérieur du pays ; la Mecque étant à l’extérieur,  elle ne relève pas de sa compétence. La réalité est que Mahamoud Dicko misait sur les milliards que l’Etat investit dans le pèlerinage.

Diplômé de l’Université d’économie et des finances de Saint-Pétersbourg en Russie, Yacouba Traoré, qui a été professeur à l’École nationale d’Ingénieurs de Bamako, se laisse toujours guider par le président de la Ceni, Mamadou Diamoutany et Mahamoud Dicko. Présent dans toutes les cérémonies religieuses, il ne reste à Yacouba que de participer aux mariages, baptêmes et autres. Toujours sous influence de ses deux mentors qui ont des ambitions politiques plus que les politiciens. Yacouba Traoré les suit comme poussins et poule. Mais le projet diabolique est ailleurs : faire gagner la présidentielle par leur candidat. Celui de Dicko et de Diamoutany. En cela, la détermination du président du HCI est sans faille. Sa volonté, sans limite. Mais c’est un projet qui va le bouffer. Jugez-en vous-même !

Ce projet a comme directeur de campagne, Dr Yacouba Traoré, il est piloté par Dicko et Diamoutany et financé par un opérateur minier. Il porte sur une  forte participation citoyenne aux élections 2013. Projet au demeurant utile pour le pays, sauf que les promoteurs sont des apatrides. Ils n’aiment pas ce pays. La stratégie du projet porte sur la mise en place et l’animation des comités électoraux dans toutes les mosquées, avec la consigne de voter pour un candidat. Tout cela au nom de la participation du HCI à la démocratie, de l’apport des musulmans à l’édification nationale.

Mais, si le projet (élection) candidat de Dicko se fait au nom du HCI, il se passe en dehors de ses structures. Comprenne qui pourra. Le jeune Moussa Bah est à la tête de la mobilisation des comités dans les mosquées. Ce qui vaut les plaintes du président des jeunes musulmans, Mohamed Macky Bah auprès du ministre des Affaires religieuses. Directeur de campagne de la même cause, ce dernier répondra à Mohamed que la mise en place de ces comités a été acceptée en conseil des ministres, parce qu’il s’agit de relever le taux de participation aux élections. Oui, le manœuvrier Mahamoud était passé par là. Le PM Django a été emballé dans ce projet par lui. Il est le garant institutionnel du projet. L’opération mobilisation des musulmans pour un candidat peut commencer. Une large place est accordée à Dicko sur les antennes de l’ORTM pour annoncer un grand meeting pour le Mali, les élections et la paix. Un meeting parrainé par le ministère des Affaires religieuses. Le Mali est laïc !

Longiligne, Yacouba Traoré aurait pu inverser la tendance islamique au Mali. Auteur de plusieurs publications parmi lesquelles : «Femmes et contraceptions dans les pays du Sahel», «Les mouvements migratoires de la population malienne», Yacouba s’est laissé influencer par des islamistes bon teint. Polyglotte, Yacouba Traoré parle le français, l’anglais, le russe, l’arabe et le bambara. Il est secrétaire général de l’Association malienne de statistique et de la Fédération malienne de taekwondo (FMT). Il préside la commission nationale des arbitres de la FMT et est membre du Haut conseil islamique du Mali. C’est à ce titre qu’il est appelé au gouvernement. De là à œuvrer pour l’islam politique, Yacouba devra s’assumer un jour devant l’Eternel. D’ici là, on se demande bien que fait courir Dicko du HCI, Diamoutany de la Ceni. Quid de l’homme politique candidat et choix de Dicko et de son clan.

Comme on le voit, le réseau de Yacouba Traoré constitue un danger pour le Mali. Au nom de l’islam, ils ambitionnent de faire de ce pays ce que bon leur semble. Sauf que Dieu ne dort pas. Pour quel candidat roule le réseau ?  Demandez-vous ? Le positionnement de ce candidat «Allah ka tien demè» est plus que révélateur. Bon Dieu, protégez le Mali de ceux qui, au nom de la religion musulmane, veulent le mettre plus bas que terre.

Bekaye DEMBELE

Source: Le Reporter