Le rapport, à l’instar des études précédentes de même portée, n’a pas passé sous silence la brûlante question de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui découle aussi bien des habituelles violences généralement perpétrées par les groupes terroristes sur les populations civiles que de la traque de ces groupes terroristes par les forces régulières. L’intérêt du Groupe d’Experts ainsi porté entre autres sur les présomptions d’exactions et exécutions sommaires qui pèsent sur des patrouille des forces armées maliennes dont l’épisode dramatique de la trentaine de Mauritaniens morts en territoire malien. Référence faite aux récits et témoignages qu’il juge crédibles et par défaut d’une présence physique sur le terrain, le Groupe d’Experts décrit une expédition rondement menée de tuerie collective qui a eu raison de pauvres bergers en chasse de pâturage à la frontière mauritanienne. Les victimes auraient été ligotées, battues et dépouillées devant femmes et enfants avant d’être transportées quelques kilomètres d’un breuvage nommé «Robinet El Ataye» pour ne plus retourner parmi les leurs.

Au demeurant lesdites atrocités sont l’objet d’une panoplie d’enquêtes dont celle conjointe des parties maliennes et mauritaniennes qui n’a pas encore donné son verdict. L’équipe onusienne estime néanmoins que les faits et témoignages concordent tous vers une expédition meurtrière menée par des soldats de l’armée régulière et leurs  partenaires étrangers.

 

Source: Le Témoin