Après la sortie médiatique de ses détracteurs, répondant au nom des responsables des mouvements sédentaires armés des régions de Gao, Tombouctou, Mopti et Ménaka, le 23 janvier dernier, pour étaler son exclusion sur la place publique, Me Harouna TOUREH est revenu, hier, à la charge. Donnant sa version des faits, l’avocat sédentaire indique à qui veut l’entendre qu’il reste le patron du CMFPR. C’était en marge d’une assemblée générale d’information des groupes membres de la Plateforme, signataire de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, à l’ex-CRES de Badalabougou.

Cette rencontre, prévue pour être un cadre de dialogue afin de resserrer les rangs au sein de la Plateforme pour faire face aux défis de la mise en œuvre de l’accord, a été un échec. Et pour cause ? Le rendez-vous a finalement été le théâtre d’un affrontement verbal entre les partisans de Me TOUREH et ses détracteurs qui ont finalement réussi à boycotter la rencontre au grand dam des autres participants.

À l’issue de cette rencontre, Me TOUREH, visiblement très déçu de ses frères songhaï, a déclaré à la presse que le coup monté par ses adversaires contre lui ne marchera pas.
« Nous avons convoqué cette rencontre pour qu’on parle de paix. Pour éviter toutes formes de discrimination, nous avons souhaité que ceux qui contestent notre autorité soient avec nous dans la salle pour qu’ils entendent le message de paix et de fraternité que nous avons voulu diffuser et pour les faire comprendre que rien ne peut changer. Ce qui est écrit est écrit. La situation dans laquelle on est dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord, personne ne peut changer personne par une conférence de presse, personne ne peut changer personne parce que tu as écrit sur la personne pour dénoncer quoi que ce soit. Les choses sont écrites, elles ne sont pas changeables, elles ne sont pas interchangeables. Ceux qui s’inscrivent dans le cadre la mise en œuvre de l’Accord se trouveront dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord. Ceux qui ont voulu volontairement se soustraire se retrouveront dehors.
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord, il n’y a pas deux plateformes d’abord. Il y a la CMA et la Plateforme ainsi que le gouvernement du Mali. Au sein de cette Plateforme, il n’y a qu’une seule CMFPR que je représente. Après, il y a eu la CMFPR2 qui est allée à la CMA, la CMFPR2 est née la CMFPR3 et la CMFPR4 ensuite.
Imaginez, les partis de l’opposition ensemble dirent : ‘’on se réunit, on fait une assemblée générale, on passe à la télé et on demande à IBK de démissionner’’. Est-ce que ça marchera? Ça ne marchera pas ! C’est comme ça que ça se passe. Ceux sont des dissidents qui ont volontairement décidé de quitter le cadre de la CMFPR. Voilà la réalité », a-t-il expliqué.
À la question de savoir si Me Arouna TOUREH reste le président du CMFPR, il répond : «Rien ne peut le changer sauf Dieu ! Je reste non seulement le président de la CMFPR, mais aussi le porte-parole de la Plateforme jusqu’ils décident autrement. Je considère que je n’ai marginalisé personne ».

Par Abdoulaye OUATTARA

Info-matin

MaliwebNord-Mali
Après la sortie médiatique de ses détracteurs, répondant au nom des responsables des mouvements sédentaires armés des régions de Gao, Tombouctou, Mopti et Ménaka, le 23 janvier dernier, pour étaler son exclusion sur la place publique, Me Harouna TOUREH est revenu, hier, à la charge. Donnant sa version des...