La CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) n’est plus la bienvenue à Ménaka. Soucieux de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans leur localité, les élus et représentants de la société civile avaient adressé, le 27 décembre dernier, au représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, une lettre dans laquelle ils accordent un délai à la CMA, afin qu’elle quitte leur ville.


Face aux manœuvres dilatoires de la CMA, qui veut coute que coute supplanter la Plateforme dans son fief, les élus et les représentants de la société civile appellent la Minusma et la force Barkhane à « faire respecter les termes du cessez-le feu, notamment, dans ses dispositions relatives au positionnement des mouvements et groupes armés sur leurs positions initiales.»
Comme ce fût le cas à Tombouctou où, elle avait prétexté, il y a quelques semaines, un « nettoyage du banditisme résiduel » pour prendre pied dans cette région, la CMA tente, désormais, de s’implanter dans toutes les régions du Nord, au mépris des termes de l’accord de cessez-le feu, reconnaissant à chaque groupe armé une position.
Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, la Minusma n’a pas daigné donner suite à la correspondance des élus et de la société civile de Ménaka.
Une seule question, désormais, sur toutes les lèvres : pourquoi la Minusma ferme –t-elle les yeux sur ces violations du cessez-le feu par la CMA ?
Oumar Babi

Source: Canard Déchainé

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La CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) n’est plus la bienvenue à Ménaka. Soucieux de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans leur localité, les élus et représentants de la société civile avaient adressé, le 27 décembre dernier, au représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, une lettre dans...