L’attaque survenue vendredi dernier et qui a coûté la vie à une cinquantaine de nos soldats au camp militaire d’Indelimane, dans le Cercle d’Ansongo, a créé une situation de psychose dans la ville de Ménaka, située à une cinquantaine de kilomètres. D’après des témoignages recueillis sur place, la peur d’une attaque terroriste a rapidement cédé la place à la sérénité.
Les habitants vaquent à leurs occupations normalement comme d’habitude. «Les bureaux de l’administration publique sont ouverts et les agents sont à leurs postes.


Les travailleurs des collectivités aussi font leur travail. Dans les établissements scolaires, depuis le fondamental jusqu’au lycée, les enseignants et les élèves sont sur place et les cours se déroulent normalement. Seulement après l’attaque, la population a été gagnée par une peur bleue qui s’est dissipée progressivement», confie un enseignant qui a requis l’anonymat. Un commerçant témoigne que ses activités se déroulent le plus normalement du monde.

« Je mène mes activités normalement au marché comme d’ailleurs tous les commerçants ainsi que les petits vendeurs et vendeuses d’articles divers, d’autres produits et de condiments. Les commerçants et les clients discutent comme d’habitude des prix des marchandises. Mais, comprenez que toute attaque entraîne partout une peur dans la localité. Cela est normal, mais ça passe rapidement», précise notre interlocuteur.
Afin de rassurer la population, les militaires sont déployés sur le terrain pour traquer les assaillants. Discrètement, ils assurent la protection des personnes et de leurs biens, constate un autre habitant de la ville. Pour lui, les habitants soutiennent leur armée et sont rassurés de sa présence pour dissuader les malfaiteurs.
Nos sources à Ménaka assurent que les informations faisant état du repli des éléments des Forces armées maliennes (FAMa) stationnés à Anderamboukane ne sont pas fondées. Elles assurent que les soldats maliens stationnés à Anderamboukane n’ont pas bougé et y demeurent toujours.
Après l’attaque contre le camp d’Indelimane, des renforts ont été dépêchés pour sécuriser la zone et porter secours aux blessés. Dans les opérations d’assistance et de sécurisation des lieux, nos soldats ont bénéficié de l’appui de nos partenaires étrangers, en l’occurrence, la force française Barkhane et la Minusma. Le camp est sous le contrôle des Forces armées maliennes et une vingtaine de rescapés ont été secourus.

Kader MAÏGA

Source: L’Essor-Mali

MaliwebNord-Mali
L’attaque survenue vendredi dernier et qui a coûté la vie à une cinquantaine de nos soldats au camp militaire d’Indelimane, dans le Cercle d’Ansongo, a créé une situation de psychose dans la ville de Ménaka, située à une cinquantaine de kilomètres. D’après des témoignages recueillis sur place, la peur...