Le dialogue avec les groupes armés terroristes opérant dans le pays et au sahel met indubitablement des Maliens hors d’eux. Des incompréhensions qui s’érigent à l’œil grand ouvert de tous, et qui laissent des flous dans ce dossier.  

Dialoguer pour obtenir la paix sur l’ensemble du territoire national est la volonté des autorités maliennes. Vivre dans la sécurité, la quiétude dans la préservation de leurs vies et la protection de leurs biens, telle est la volonté du peuple malien actuellement.

C’est qu’a été la volonté des Maliens depuis de nombreuses années. Le dialogue avec les terroristes aboutira-t-il à cela ? C’est la question que nous nous sommes posés lors d’une de nos précédentes analyses sur le sujet, sensible comme il l’est. On peut dire sans risque de se tromper que ce scepticisme de nombreux concitoyens hante les autorités actuelles dont la volonté aujourd’hui est de dialoguer coûte que coûte avec les groupes armés terroristes.

Selon plusieurs de nos concitoyens, il ne servira à rien de négocier avec ces terroristes, car ils reviendront et attaqueront les civils. Et les militaires (nos FAMAS), n’en parlons pas ! Ils sont tout le temps victimes de nombreuses embuscades. Ce dialogue bien que souhaité par le DNI (Dialogue National Inclusif) présenterait des obstacles, de sérieux obstacles. Et pourtant, ce n’est pas ce que pensent nos autorités de la transition. Elles sont convaincues que la solution c’est le dialogue pour obtenir la paix. Mais les dernières attaques terroristes contre nos FAMAS, nos vaillants militaires engendreraient des doutes au niveau des autorités du pays. Car celles-ci avaient fait au moins : « Côté FAMAS : 33 morts et 14 blessés. Côté ennemi : 20 morts retrouvés sur le terrain » selon le communiqué du Chef d’État-major des Armées du Mali. À ajouter à cela, la plus récente, l’attaque qui a tué deux militaires. Ce dialogue au Mali et au Sahel est devenu aujourd’hui un sujet tellement sensible que même le Premier ministre malien Moctar Ouane s’en prive d’y toucher en profondeur, en tout cas pas publiquement. Ces négociations tant annoncées en rapport avec la cessation des attaques contre les citoyens partiraient sur le fait que les deux parties soient hésitantes. Les uns (la majorité) hésitants, les autres (la minorité) iraient à la canne blanche. L’une des parties maliennes, à travers Moctar Ouane, qui avait annoncé un dialogue avec les terroristes pour instaurer la stabilité il y a plusieurs semaines se tergiverserait sur le sujet. Il reste à savoir si tout va se mettre en ordre après ces attaques répétitives.

À suivre…

Moriba DIAWARA

Source: LE COMBAT

MaliwebNord-Mali
Le dialogue avec les groupes armés terroristes opérant dans le pays et au sahel met indubitablement des Maliens hors d’eux. Des incompréhensions qui s’érigent à l’œil grand ouvert de tous, et qui laissent des flous dans ce dossier.   Dialoguer pour obtenir la paix sur l’ensemble du territoire national est...