Colère des populations contre la pénurie d’eau dans plusieurs villes du pays. Alors qu’à Bamako un sit-in a eu lieu ce vendredi 10 mai 2019 devant la Société Malienne de Gestion de l’Eau, SOMAGEP, à Bourem des populations crient leur ras-le-bol et interpellent les autorités. Pour les services compétents, les ressources en eau disponibles ne couvrent plus les besoins de la population. Mais ils rassurent. A Bamako, la fin des travaux de construction de la principale usine d’alimentation de Kabala à la fin de ce mois, devrait constituer une solution durable.

 

Bourem, se procurer un bidon d’eau au robinet est devenu presqu’impossible. La ville est confrontée depuis plusieurs semaines à une pénurie d’eau en ce mois de ramadan très chaud. L’unique château d’eau dont dispose la ville n’arrive plus à approvisionner la population. Dépassée par la situation, la SOMAGEP procède à une distribution de l’eau par quartiers. Une solution loin de satisfaire les habitants. Des habitants sont obligés d’aller chercher le précieux liquide au fleuve ou dans les puits. « Le moment est dure, c’est le mois de ramadan. Tout ce que les femmes font comme travaux c’est grâce à l’eau. S’il n’y a pas d’eau on ne peut rien faire et les travaux se sont multipliés avec le ramadan. Aujourd’hui on n’a pas d’eau dans le fleuve, et il n’y a pas d’eau dans le robinet », dénonce Bintou Gueyehabitante de Bourem.
Avec des installations et équipements vétustes, la Société malienne de gestion d’eau potable à BouremSOMAGEP, semble être dépassée par le problème. Mais selon son directeur, Bourra Goïta, la baisse du niveau d’eau dans le fleuve expliquerait cette pénurie. « En réalité, la SOMAGEP à Bourem est confrontée à une crise d’eau parce que la nappe n’est pas alimentée et le niveau du fleuve est très bas », explique le directeur de la SOMAGEP de Bourem.
« Pour soulager la population, la société a procède à un délestage, c’est-à-dire faire le rôle d’eau par quartier. Nous avons divisés Bourem en trois entité, et chaque zone a un tour et à chaque fois qu’on oriente l’eau sur une zone, il y a de la satisfaction », nous explique Bourra Goïta.
Si le responsable de la SOMAGEP parle de satisfaction, c’est tout le contraire du côté de la population qui continue de boire l’eau du fleuve et des puits, regrette cet autre habitant de Bourem.
Bamako, c’est la manifestation de colère du Collectif contre la cherté de la vie face à la pénurie d’eau. Ses membres ont ténu ce vendredi un sit in devant la Somagep, la structure chargée de la distribution de l’eau au Mali. Cette manifestation fait suite à des coupures récurrentes d’eau à Bamako depuis l’installation de la chaleur. Pour les responsables de la SOMAGEP, les ressources en eau disponibles ne couvrent plus les besoins de la population. Selon eux, cette pénurie d’eau est réelle un peu partout au Mali. Elle est liée, selon eux, au fait que la principale usine d’alimentation de Kabala n’est pas encore fonctionnelle.
Boubacar Kane, Directeur général de la Société Malienne de Gestion de l’Eau 

Studio Tamani

MaliwebNord-Mali
Colère des populations contre la pénurie d’eau dans plusieurs villes du pays. Alors qu’à Bamako un sit-in a eu lieu ce vendredi 10 mai 2019 devant la Société Malienne de Gestion de l’Eau, SOMAGEP, à Bourem des populations crient leur ras-le-bol et interpellent les autorités. Pour les services compétents,...