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La sécurité dans la région sahélo-saharienne est désormais au cœur de toutes les préoccupations. En effet, cette région porte encore les stigmates du passage douloureux des terroristes et des narcotrafiquants notamment au Mali. Ceux-ci n’ont pu être chassés qu’à la faveur de l’intervention militaire franco-africaine lancée en janvier dernier. Malgré un semblant de normalisation que connait le Mali, la situation sécuritaire dans la région est toujours précaire constamment malmenée, car ces groupes possèdent encore une forte capacité de nuisance. Ce qui nécessite une coopération plus accrue entre les pays situés dans cette région.

C’est demain, jeudi 14 novembre que va s’ouvrir à Rabat au Maroc, la première conférence régionale sur le renforcement de la sécurité des frontières entre les pays du Sahel et du Maghreb. Sauf circonstances de dernière minute, c’est le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Zahabi Ould Sidi Mohamed qui devrait assister à la rencontre, selon une source bien informée.

 

Rappelons que l’annonce avait été faite par la délégation marocaine présente au Mali dans le cadre de la première réunion ministérielle sur la stratégie intégrée de l’ONU pour le Sahel qui s’est tenue à Bamako en début du mois. Cette rencontre devait permettre la mise en place d’un mécanisme réunissant les pays de la bande sahélo-saharienne qui sont appelés à renforcer leur coopération régionale. Signalons qu’environ 80 millions de personnes vivent dans cette région qui a connu une dégradation de la sécurité ces derniers temps du fait de l’activité croissante des groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb Islamique(AQMI). Lorsque ces derniers soutenus par les indépendantistes touareg ont occupé le septentrion malien, plusieurs pays voisins ont du fermer leurs frontières pour éviter des incursions afin de garantir une victoire éclatante aux forces franco-africaines. C’est dans ce cadre que la frontière entre le Mali et l’Algérie a été fermée. Cette mesure courre toujours et n’est levée que périodiquement tous les 15 jours. Et ce afin de permettre aux nombreuses familles vivant de part et d’autre de la frontière de se rencontrer, mais aussi pour faciliter les échanges commerciaux.

 

Si l’on en croit un expert militaire, cette mesure devrait un peu plus resserrer l’étau autour de ces groupes armés. Rappelons que depuis quelque temps, les armées du Mali, du Niger, de l’Algérie et de la Tunisie, font un large ratissage de cette zone afin de détruire les dernières caches des islamistes et des narcotrafiquants. Cette grande manœuvre militaire mobiliserait environ 8000 hommes et de nombreux matériels de guerre. Acculés de toutes parts, les terroristes pourraient, cependant, trouver refuge en Lybie, un territoire encore sous le contrôle des milices qui y font régner la terreur. Une situation qui a poussé la communauté internationale à s’intéresser à la sécurité dans toute la bande sahélo-saharienne. C’est donc dans ce contexte que Rabat va abriter cette réunion demain afin de mieux coordonner les actions de lutte contre la criminalité transfrontalière. Il faut espérer que des mesures fortes accompagneront les recommandations issues de cette rencontre.

 

 

Source: L’Indépendant

abdoulaye ouattaraNord-Mali
La sécurité dans la région sahélo-saharienne est désormais au cœur de toutes les préoccupations. En effet, cette région porte encore les stigmates du passage douloureux des terroristes et des narcotrafiquants notamment au Mali. Ceux-ci n’ont pu être chassés qu’à la faveur de l’intervention militaire franco-africaine lancée en janvier dernier....