L’Institut national démocratique, communément appelé le NDI (National Institute Democratic for International Affairs), fidèle à sa vision d’aider à l’éclosion des initiatives en faveurs de la démocratie et du développement, dans le cadre de son programme de 24 mois pour faire progresser l’objectif de restaurer la paix durable et la sécurité au Burkina Faso et au Mali en augmentant la participation des femmes au processus de paix et la prise de décision dans les deux pays, a organisé, à l’intention d’une trentaine de responsables des différentes faitières des organisations des femmes, un atelier dont la quintessence est de fédérer toutes les synergies en vue d’une réelle prise en charge du genre dans les réformes politiques et le processus de réconciliation nationale au Mali. C’était le jeudi dernier, au Grand hôtel de Bamako.

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La cérémonie d’ouverture de la journée était présidée par le secrétaire général du ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mohamed Attaher MAIGA qui avait à ses côté le directeur résident du NDI-Mali, le Dr Badiè HIMA. On y notait également la présence du formateur Boubacar BAH et du modérateur l’ancien ministre le Dr Abdoulaye SALL.
Selon le directeur résident du NDI-Mali, la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation et la problématique sécuritaire ont conforté les plus hautes autorités de notre pays à œuvrer pour des réformes politiques, institutionnelles et sécuritaires profondes, voire une refondation de l’Etat dans ses démembrements.
A son avis, les efforts et les synergies de tous les Maliens doivent être pris en charge afin de concourir à l’édification de cette œuvre pour tous et toutes.
En organisant un tel atelier, le NDI vise à permettre aux femmes leaders d’identifier les portes d’entrée et les opportunités pour les femmes dans le contexte des différentes réformes en cours au Mali et de les renforcer à mieux les exploiter.
«J’ose croire, et cela est une constance, à l’esprit d’engagement et de responsabilité qui ne cessent de vous animer pour poursuivre et atteindre les objectifs majeurs », a souligné le Dr HIMA.
Le secrétaire général du ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a fait un rappel historique de la participation de la femme dans les combats politiques (avant, pendant et après la colonisation) la lutte pour l’indépendance et l’avènement de la démocratie au Mali. Ensuite, il s’est appesanti sur le rôle combien important de la femme dans le développement économique et social de notre pays.
Le secrétaire général du département a profité de l’occasion pour partager avec les participantes la nouvelle vision de son ministère concernant la «femme malienne du 22è siècle» qui ambitionne d’innover et d’engager toutes les femmes du Mali. Pour ce faire, a-t-il révélé, à l’instar d’autres plans décennaux, son département va élaborer un Plan décennal du développement de la femme avec des plans d’investissement pluriannuels.
Par ailleurs, a fait savoir le secrétaire général, les femmes expriment de plus en plus leur volonté à prendre activement part aux différentes réformes que le Mali envisage d’entreprendre. Pour preuve : «Mettre la femme au cœur des reformes pour l’émergence du Mali » tel était le cri de cœur des femmes lors de la 15e édition du Forum de Bamako de Février 2015, note-t-il.
Toutefois, indique-t-il, la participation des femmes à ces réformes passerait nécessairement par : Une identification des priorités et des positions des femmes sur le processus de réconciliation et des réformes ; une fédération des femmes leaders dans une Coalition pour la réconciliation et les réformes ; un renforcement des capacités des femmes locales pour mener le dialogue en vue d’atténuer les conflits ; un appui aux femmes à pouvoir réaliser un audit de genre de réconciliation et de processus de réforme ; un plaidoyer et un suivi du processus des réformes et de la réconciliation par les femmes ; des échanges sur les initiatives des femmes dans la sous-région, notamment avec les femmes du Burkina Faso.
L’atelier s’articulait à travers un brainstorming : les participantes donneront leur avis du processus des réformes et de réconciliation nationale en cours (forces, faiblesses, acteurs et niveaux d’implication des femmes). Les échanges porteront également sur l’apport des organisations de la société civile au processus, les perspectives et sur les voies et moyens pour fédérer les initiatives des femmes dans une coalition des organisations des femmes en faveur des réformes.
Les participantes ont eu droit à deux communications sur les réformes politiques et institutionnelles, présentées par deux experts nationaux du domaine.

Par Sékou CAMARA

 

Source: info-matin

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L’Institut national démocratique, communément appelé le NDI (National Institute Democratic for International Affairs), fidèle à sa vision d’aider à l’éclosion des initiatives en faveurs de la démocratie et du développement, dans le cadre de son programme de 24 mois pour faire progresser l’objectif de restaurer la paix durable et...