Ayant échoué à mettre l’ordre dans ses rangs, l’ex-rébellion joue à la fourberie en accusant l’Etat de manquer à ses obligations par rapport aux anciens éléments du Mécanisme opérationnel de coordination.

 

Les éléments du Mécanisme opérationnel de coordination (Moc) sont-ils des forces à part entier ? Sont-ils réellement livrés à eux-mêmes ? C’est ce que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) tente de faire croire depuis quelques jours.

Interrogé par Jeune Afrique, un des responsables de la CMA, dit Sidi Brahim Ould Sidati accuse le gouvernement malien de négligence dans la gestion des combattants du Moc. Quelle fourberie ? Mais il persiste ! “Nous avons l’impression qu’il y a un laxisme dans les actes du gouvernement. Après leur formation militaire, les combattants du Moc ont été livrés à eux-mêmes, malgré la menace sécuritaire qui pèse à leur encontre. Aujourd’hui, certains sont perdus, d’autres sont otages des groupes armés”, a-t-il laissé entendre.

Qu’attend réellement ce leader de l’ex-rébellion de la part du gouvernement ? Certains parlent d’une manipulation pure et simple des ex-rebelles qui n’ont jamais voulu faire aboutir ce processus. Pendant que des ex-combattants étaient regroupés à Gao et à Tombouctou, ceux de Kidal opposaient un niet catégorique.

Doutes sur la CMA

Le premier rôle des éléments du Moc qui était de sécuriser les autorités dans le Nord n’a jamais été effectif du fait d’un manque collaboration réelle de la CMA. Autre difficulté : même intégrés dans l’armée malienne, les éléments de l’ex-rébellion donnent du fil à retordre.

Pourtant, il était clairement mentionné dans l’accord qu’une fois incorporés, les ex-combattants devenaient des militaires de l’armée nationale reconstituée. Est-ce que la CMA a respecté cette disposition ? La réponse est non ! Le jour de la sortie du premier contingent du Moc, ils ont choisi de s’afficher solitaires en dehors de tous les règlements militaires.

En effet, les désormais militaires maliens après la fin de leur formation avaient droit à une permission pour saluer leur famille. Certains pris en otages (on parle d’une vingtaine) mais faudrait-il rejeter la responsabilité sur le gouvernement ? Il est difficile de croire que c’est sur la base de cela que la CMA se fonde pour accuser les autorités de ne pas protéger les anciens du Moc ?

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Ayant échoué à mettre l’ordre dans ses rangs, l’ex-rébellion joue à la fourberie en accusant l’Etat de manquer à ses obligations par rapport aux anciens éléments du Mécanisme opérationnel de coordination.   Les éléments du Mécanisme opérationnel de coordination (Moc) sont-ils des forces à part entier ? Sont-ils réellement livrés à...