Qui sème le vent récolte la tempête. C’est cette citation célèbre qui inspire désormais les populations du nord en général et celles de Gao en particulier dans leur croisade contre les agissements de la France. Soutien tacite aux groupes séparatistes et sanctions ciblées par le biais des Nations Unies contre les partisans de l’unité du Mali, sont entre autres griefs formulés contre la France. Pour exprimer leur mécontentement, les partisans d’un Mali un et indivisible se sont massivement mobilisés dans la cité des Askias. Selon eux l’honorable Ould Matali est une victime de la politique néocolonialiste de la France au Mali.

C’est une foule des grands jours qui a pris d’assaut la place de l’indépendance de la ville de Gao. Il s’agissait pour elle de prouver à l’opinion nationale et internationale que l’honorable Mohamed Ould Matali est victime de son choix pour le Mali. A l’unisson, l’ensemble de la population de la cité des Askia fait bloc désormais derrière l’élu national de Bourem. Pour le porte parole des manifestants, si Ould Matali doit être sanctionné, c’est toutes les communautés confondues qui doivent être sanctionnées, car il n’a fait qu’exécuter leur volonté.

Pour rappel, le projet de découpage proposé par le gouvernement du Mali et qui est à la base des sanctions de Ould Matali ne respecte aucune logique et ne faisait que mettre les communautés dos à dos. C’est pourquoi lors d’une réunion tenue chez le président du cadre de concertation de Gao Ali Badi Maiga, tous les participants ont rejeté le projet en question. C’est donc incompréhensible pour les populations de Gao que c’est seul le nom de Mohamed Ould Matali et le commandant du MOC de Gao qui sont cités.

En ce qui concerne le cas de l’honorable Ould Matali qui n’était même pas à la réunion, les sanctions passent très mal. Quand bien même qu’il soit un leader communautaire, et l’un des arabes le plus proche de toutes les communautés de la région qui se bat de jour comme de nuit pour la paix dans notre région et sur l’ensemble du territoire du Mali, il est accusé à tort. Quant à Yoro Ould Daha, c’est un homme qui a fait un grand pas vers la paix et se bat au quotidien pour cette paix en acceptant même d’être dans le mécanisme opérationnel de coopération qui est une de étape essentielle pour le retour de la paix et la confiance entre les fils et filles du Mali.

Pourquoi sanctionner des hommes qui ne se battent que pour la paix, la cohésion sociale et la réconciliation au Mali. L’honorable Ould Matali a été de tous les combats pour le retour définitif de la paix. Et même pendant les moments durs sous occupation jihadistes, il a toujours été avec les populations de Gao. Il a juste suivi les aspirations de sa base et si c’est pour la paix que le conseil de sécurité de l’ONU se soucie, il n’allait jamais mettre le nom de Mohamed Ould Matali sur une liste de régime de sanctions.

Les populations de Gao n’entendent pas se laisser intimider par des gens qui en réalité ne connaissent même les réalités historiques, ni géographiques de nos régions et de nos populations. Nous avons compris que tous ce qui ne fait pas l’affaire de la France est contre la paix au Mali. Si on doit vraiment sanctionner des gens, les noms ne manquent pas.

Au lieu de sanctionner les gens qui brûlent et cassent les emblèmes du Mali, c’est ceux qui portent les emblèmes qu’on sanctionné. Dans tous les cas, c’est le silence coupable du gouvernement qui intrigue selon un manifestant. Nous ne laisserons plus jamais nos leaders se faire humilier à tort pour les intérêts d’une communauté ou d’un groupe de personnes. Honorable Mohamed Ould Matali aura toujours le soutien de la population de la cité des Askia, car il est l’un des rares leaders qui n’a pas abandonné la population en 2012.

Source : GAO INFOS

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Qui sème le vent récolte la tempête. C’est cette citation célèbre qui inspire désormais les populations du nord en général et celles de Gao en particulier dans leur croisade contre les agissements de la France. Soutien tacite aux groupes séparatistes et sanctions ciblées par le biais des Nations Unies...