Le Conseil communal des jeunes de Tombouctou a organisé une journée ville morte mardi dernier. De leur côté, les jeunes du collectif «Tombouctou réclame ses droits» organisent, depuis le 3 février un sit-in devant le gouvernorat de Tombouctou. Les 2 groupes protestaient ainsi contre l’enlèvement du véhicule du lycée Mahamane Alassane Haïdara. «Que l’État prenne ses responsabilités, nous n’accepterons plus que 2 ou 3 vagabonds viennent perturber ce calme qui a permis à la ville de retrouver son vivre ensemble», a laissé entendre un jeune manifestant qui a gardé l’anonymat.
Tout ce bouleversement a été occasionné par l’enlèvement du véhicule du lycée Mahamane Alassane Haïdara. Le vol a eu lieu lorsque le chauffeur est parti prendre le proviseur à son domicile sis au quartier Sareikeina le 3 février dernier aux environs de 7h45.

Il a été suivi par des braqueurs circulant dans un autre véhicule. Le chauffeur ne s’en est pas rendu compte jusqu’au moment où il est arrivé devant la porte de son patron. Quand il est descendu du véhicule, il s’est retrouvé nez à nez avec des hommes en armes qui lui intimèrent l’ordre de leur remettre les clefs. Un des malfrats a tiré quelques coups de feu pour effrayer le chauffeur. Ce dernier leur a remis aussitôt les clefs de la voiture. Malheureusement une fillette de 5 ans, se trouvant dans le vestibule d’une maison en face, a pris une balle perdue à la jambe.
Témoignant sa solidarité et sa compassion, le gouverneur de la Région de Tombouctou a ordonné que soient référés la fillette, sa mère et son père à l’hôpital de Mopti (suivant la demande du père) pour recevoir les soins appropriés. Le chef de l’exécutif régional a remis au père de la petite fille une enveloppe pour faire face aux ordonnances et certaines charges.
Le Conseil communal a libéré l’espace devant la mairie depuis le 4 février à 17h30. Certaines sources rapportent que le Collectif «Tombouctou réclame ses droits» a fait savoir que le sit-in durera tant que le véhicule n’aura pas été retrouvé. Hier encore, le sit-in continuait.

Moulaye SAYAH
AMAP-Tombouctou

Source : L’ESSOR

MaliwebNord-Mali
Le Conseil communal des jeunes de Tombouctou a organisé une journée ville morte mardi dernier. De leur côté, les jeunes du collectif «Tombouctou réclame ses droits» organisent, depuis le 3 février un sit-in devant le gouvernorat de Tombouctou. Les 2 groupes protestaient ainsi contre l’enlèvement du véhicule du lycée Mahamane...