Les partis prenant part au cadre de concertations étaient conviés à  une rencontre marquant le second round, hier, jeudi 7 février, au Département de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. L’ordre du jour portait sur entre autres, la mise en place de la formation technique du cadre de concertations national, l’examen du chronogramme des consultations référendaires et électorales de cette année ainsi que des questions diverses…Mais, force est de déplorer que rien de consistant n’a pu être calé à l’issue de cette rencontre. Surtout qu’à la grande surprise de tous, l’opposition a brillé par son absence en notifiant ses observations au Département. 

Au lendemain de la rencontre inaugurale du cadre de concertation quiest concocté récemment par Décret du Premier Ministre avec composition des membres du Gouvernement, des partis politiques et de la société civile (CCN), une seconde rencontre avait été projetée pour hier, jeudi 7 février dernier. Mais la suite, on la connait : c’est du flou total et inquiétant.

En effet, dans un premier temps, l’opposition qui était représentée lors de la première rencontre par le Premier Vice-président de l’URD,  Professeur Salikou Sanogo, a opté pour la politique de la chaise vide. Une notification relative à cette absence avait été adressée au Département avec, à l’appui, une série d’observations et des propositions  concrètes d’améliorations des cas d’insuffisances relevés. De l’avis de l’URD, le cadre de concertations national proposé est incomplet dans sa composition puisqu’il exclut une large frange des forces vives de la nation. Ensuite, la mission dévolue au cadre de concertations national est insuffisante pour déterminer les orientations nationales relatives aux réformes à entreprendre. La mission dévolue au cadre de concertations national est très réductrice en consistant seulement à donner de l’avis et formuler des propositions au Gouvernement sur des questions qui lui sont soumises. Le FSD estime aussi que le cadre de concertations ne doit pas être conçu comme un simple lieu de confrontation d’idées entre le Gouvernement et les partis politiques et la société civile et ne doit pas, non plus, être présidé par un membre du Gouvernement.

Mais qu’à cela ne tienne! Les invités du jour avaient répondu présents aux débats. En tour d’horizon, il s’avère que les avis politiques et techniques ne convergeaient point jusqu’à la levée de séance. Ainsi, à la sortie  de la salle, personne n’avait un mot à adresser aux médias pour la circonstance sauf un cadre technique du Département qui disait que rien n’y a été conclu en rapport avec l’ordre du jour. Un réaménagement s’impose comme à titre d’exemple la présence à la table de concertation du parti RPDM qui a fait ses preuves lors du scrutin présidentiel passé. D’autres détails techniques s’ajoutent à cette mesure de réaménagement.

Pour les orientations à donner au Comité d’Experts chargé de la Révision de la Constitution, il y a lieu de capitaliser les propositions pertinentes des précédentes tentatives de révision constitutionnelle, l’amélioration du système électoral dans un souci de rationalisation des structures de gestion et de maitrise des dépenses électorales notamment à travers la constitutionnalisation d’un organe unique de gestion, des élections et l’adaptation des modes de scrutin, de réaménager la composition et la durée de mandat des membres de la Cour Constitutionnelle et de revoir le rôle de la Cour dans la gestion des processus électoraux, l’amélioration de l’équilibre entre les pouvoirs, etc.

Mohamed BELLEM : LE COMBAT

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Les partis prenant part au cadre de concertations étaient conviés à  une rencontre marquant le second round, hier, jeudi 7 février, au Département de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. L’ordre du jour portait sur entre autres, la mise en place de la formation technique du cadre de concertations national,...