ibrahim boubacar keita ibk president visite sommet conference afrique indeLa capitale indienne accueille une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement dont Ibrahim Boubacar Keita qui est arrivé depuis hier à New Delhi

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, est arrivé hier en milieu de journée à New Delhi où il prendra part au sommet des chefs d’État et de gouvernement Inde-Afrique qui a lieu aujourd’hui au Indira Gandhi Stadium Complex. Les experts, le monde des affaires et les ministres des Affaires étrangères se sont réunis en forum pendant deux jours auparavant pour agencer les grands chantiers que l’Inde et l’Afrique comptent mener, ensemble, à bon port. L’épouse du chef de l’État, Mme Keita Aminata Maiga, est également du voyage de Delhi.
Le chef de l’État a été accueilli à l’aéroport international Indira Gandhi par le ministre indien de l’Acier et des Mines, Vishnu Deo Sai. Avant de se rendre à l’hôtel ITC Maurya Sheraton où il a pris ses quartiers, Ibrahim Boubacar Keita a dit son attachement au rapprochement entre l’Inde et l’Afrique. « C’est un continent et un sous-continent qui se rencontrent. On sait aujourd’hui toutes les dimensions : économique, démographique et culturelle. Que ce sous-continent ait souci de se rapprocher davantage de l’Afrique est une très bonne chose. On a beaucoup de choses à attendre de l’Inde qui a réussi la Révolution verte. Elle est membre des pays émergents du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Donc, je crois que notre coopération a de très beaux jours, de très belles promesses devant elle », a souligné le président Keita avant d’ajouter que « l’Afrique est l’avenir du monde ». C’est justement pourquoi, de son point de vue, l’Inde et l’Afrique doivent « jeter ensemble les bases d’une coopération bénéfique ».
Ce 3è sommet Inde-Afrique s’ouvre dans un contexte de stagnation de la croissance économique dans la plupart des grandes puissances. L’Afrique qui dessine lentement son chemin en se positionnant comme un marché des plus convoités, est un partenaire à séduire. Le Premier ministre indien Narendra Modi, élu en mai 2014, s’adressera aujourd’hui aux dirigeants du contient africain. Pour que le message soit plus audible, la diplomatie indienne a mis les petits plats dans les grands. Le but affiché est réussir cette opération de conquête des marchés africains. A la différence des deux précédents sommets (à New Delhi en 2008 et à Addis-Abeba en 2011), tous les chefs d’État et de gouvernement du continent ont été conviés cette année.
Une quarantaine d’entre eux sont déjà arrivés à New Delhi pour participer à ce grand rendez-vous économique et politique. Notre pays y est fortement représenté. Plusieurs membres du gouvernement ont précédé le président Keita en Inde. Il s’agit du ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, et de ses collègues en charge de l’Économie et des Finances, Mamadou Igor Diarra, et du Commerce et de l’Industrie Abdel Karim Konaté. Le ministre l’Économie numérique, de l’Information et de la Communication, Choguel Kokalla Maiga, celui de l’Énergie et de l’Eau, Mamadou Frankaly Keita, et le ministre des Mines, Boubou Cissé, sont également présents dans la capitale indienne. Tout comme des opérateurs économiques venus prendre langue avec de potentiels partenaires d’affaires.
L’enjeu de ce sommet est principalement de doper le volume des échanges commerciaux avec le continent africain qui a reçu en 2014 près de 70 milliards de dollars d’investissements indiens contre 200 milliards sur la même période de la Chine. L’Inde entend décrocher « sa » part du marché africain en surfant sur un développement économique amorcé depuis le milieu des années 1980. Le pays du Mahatma Gandhi compte aujourd’hui parmi les marchés les plus dynamiques du monde. Pour alimenter sa forte croissance annuelle, ce pays de plus d’un milliard d’habitants a besoin de matières premières. C’est justement pourquoi New Delhi lance depuis plusieurs années ses entreprises publiques en Afrique. En contrepartie, elle construit des infrastructures, forme des étudiants africains. Parmi les bénéficiaires, il y a évidemment notre pays qui travaille encore à dynamiser sa coopération avec ce pays.
Ibrahim Boubacar Keita attache du prix à sa participation à cette rencontre de haut niveau et entend bien y nouer des contacts utiles. Après la signature de l’accord de paix issu du processus d’Alger, le temps est au développement. Après les travaux du sommet, il est prévu dans son agenda des rencontres avec des investisseurs intéressés par la nouvelle dynamique du marché malien. Dans notre pays, les Indiens sont de plus en plus présents dans le domaine du commerce où ils ont le monopole sur certaines marques de motocyclistes comme «TVS » et interviennent dans le secteur de l’automobile, de l’informatique, de l’ingénierie agricole, des mines.

Envoyé spécial
A. M. CISSE

Source : Essor

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