Nous avions levé le lièvre, il y a quelques jours, et la Coalition contre la Partition du Mali « IGDAH-Mali Tètila » vient de nous conforter, à travers une lettre ouverte adressée au Premier ministre Moctar Ouane, sur les pièges contenus dans la pression exercée par la France et la MINUSMA pour la mise œuvre de l’accord d’Alger sans une quelque révision, comme souhaitée par tous les maliens et conformément aux conclusions du Dialogue National Inclusif (DNI). « S’engager dans la voie de la mise en œuvre de l’accord d’Alger sans qu’il ne soit révisé revient à consacrer la partition », tel est le message fort envoyé au Premier ministre par la Coalition contre la Partition du Mali !

Pour rappel, le Premier ministre Moctar Ouane présidait, le 16 novembre dernier au siège de la MINUSMA à Bamako, l’ouverture de la 41ème session ordinaire du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Une session qui, faut-il le rappeler, marque la reprise des travaux du CSA après plusieurs mois d’interruption due au contexte sociopolitique tendu d’avant le coup d’Etat du 18 août dernier et les péripéties qui en ont suivies.

A cette occasion, le Premier ministre Moctar Ouane avait savoir que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation a enregistré quelques lenteurs et révélé l’insuffisance de dividendes concrets pour les populations sur fond de dégradation de la situation sécuritaire du pays. Le moment était ainsi sans doute venu pour lui de donner un nouvel élan au processus de paix, à travers la mise en œuvre intelligente et diligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui se trouve être, d’après lui, une priorité de la feuille de route de la transition.

Ainsi avait-il convié les participants de cette session à réfléchir prioritairement sur 4 points qui, à ses yeux, permettraient de réaliser des avancées qualitatives. Il s’agit, entre autres, de la redynamisation du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) ; l’accélération des réformes politiques et institutionnelles ; le soutien aux actions de développement ; et la relance du chantier de la réconciliation nationale. « Le gouvernement accordera toute l’importance nécessaire à la réalisation de cette priorité. Car, l’ineffectivité du DDR maintient notre pays dans une spirale de violence dangereuse pour la cohésion sociale et la réconciliation », avait-il confié, parlant du premier point.

Source : Le Soir de Bamako

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