Presqu’au crépuscule de son mandat, IBK est dans un tourbillon. Il fait face aux partis qui ont l’ambition de la gestion du pouvoir, qui ont entrepris des concertations ou ne vont pas tarder à le faire. Dans le but de mieux se positionner pour la présidentielle de 2018. Qu’en est-il du Pasj dont IBK rêve d’une fusion avec son Rpm pour plus de solidarité et de justice ?

Tiemoko Sangare president adema pasj

IBK ne saurait jamais se défaire de ce parti, Adéma Pasj. Grâce à ce parti IBK est ce qu’il est devenu et grâce à lui également, ce parti a atteint un sommet inégalable, envié et toujours incontournable sur l’échiquier politique national voire continental. Malgré les nombreuses saignées.

Depuis avant son accession au pouvoir, malgré sa sortie contraignante du Pasj, IBK n’a cessé de vouloir l’Adéma Pasj originel. Sans être dans les secrets des dieux, son entourage immédiat nous dit ceci : «IBK est prêt à toutes sortes de sacrifices pour la réalisation de ce vœu ou que le Rpm et l’Adéma Pasj soient fusionnés.» Ce qui veut dire que ça lui tient à cœur.

Qu’à cela ne tienne, l’Adéma Pasj n’a jamais quitté le bateau du pouvoir depuis l’avènement du multipartisme intégral. Il a toujours œuvré pour la consolidation des acquis du pouvoir. De sa propre gestion entre 1992 à 2002, après sa défaite en 2002, il rejoint le pouvoir pour plusieurs sortes de gestions du pouvoir. En 2007, il est resté en marge en ne présentant pas de candidat contre ATT jusqu’à être le chef de file des soutiens au Général président. Puis, arrive le putsch de mars 2012. Après des primaires de sape, le Pasj s’est choisi un candidat Dramane Dembélé. Sans démérité, il a subi les foudres de sa propre formation politique comme Soumi en 2002. Si Soumi est parvenu à se frayer le chemin du 2ème tour, Dramane dit Dra a mis le parti dans une situation inconfortable. Il est tombé très bas. Pour pouvoir se relever et se refaire une nouvelle santé, il était contraint de se rallier au futur vainqueur dont l’avance au 1er tour était très confortant.

A Koulouba, IBK n’a point hésité à offrir des postes à l’Adéma Pasj contre la volonté manifeste de certains barons de son parti, le Rpm. Pour leur magnifier son état d’âme. C’est-à-dire la grande retrouvaille du parti de Feu Abdourahamane Baba Touré, de son mentor Alpha Oumar Konaré. S’il est rancuneux comme le prétendent certains, IBK ne l’a pas montré à l’Adéma Pasj.

Alors, dans la perspective d’un nouveau mandat, le mandé massa entend s’appuyer sur le Pasj et le Rpm comme socle de sa campagne. D’où depuis les nombreuses concertations de son parti avec l’Adéma Pasj. L’abeille solitaire reste muette. Mais de nombreuses voix se lèvent pour indiquer qu’il faut que le parti ait son candidat. Nonobstant, il faut faire valoir des arguments plus solides contraires aux idées des protégés de tel ou tel personnage. Il ne s’agit plus de rester prisonnier de qui que ce soit, il faut que chacun s’assume. Le grand père ne peut pas remplacer le père qui non plus le fils. La géopolitique actuelle invite les acteurs à avoir une vision plus large et de longue durée.

A cet effet, malgré tout ce qui se dit, il va être très difficile de barrer à IBK la route de son second mandat. La réalité étant autre. Les cris de détresse aujourd’hui sont liés à plusieurs facteurs qui bientôt se sauront par le peuple, la sueur sous la pluie.

En outre, pour éviter au Pasj un désaveu, une dérive et enfin un désastre, il faut que les acteurs réfléchissent mûrement. Faut-il aller avec IBK ou pas ?
Alors, messieurs, à vos méninges !

Boubacar DABO

 

Source: Le Zenith Bale

MaliwebPolitique
Presqu’au crépuscule de son mandat, IBK est dans un tourbillon. Il fait face aux partis qui ont l’ambition de la gestion du pouvoir, qui ont entrepris des concertations ou ne vont pas tarder à le faire. Dans le but de mieux se positionner pour la présidentielle de 2018. Qu’en...