Retour sur la médiation togolaise dans le cadre de l’affaire des 49 militaires ivoiriens interpellés le 10 juillet à leur arrivée à l’aéroport de Bamako. Le président Faure Gnassingbé a reçu, le jeudi dernier à Lomé, des délégations malienne et ivoirienne. D’après les informations, le séjour des deux délégations dans la capitale togolaise n’a donné aucun résultat positif.

Téné Birahima Ouattara, ministre d’État, chargé de la Défense et Fidèle Sarassoro, directeur de cabinet du président Alassane Ouattara, faisaient partie de la délégation ivoirienne.. Côté malien, la présence de Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères a été fortement remarquée.

Pour prendre un premier pouls, le président Faure Gnassingbé, médiateur, a reçu séparément les envoyés des deux pays.

Pour libérer les 49 militaires ivoiriens interpellés à leur arrivée à l’aéroport de Bamako, le gouvernement malien demande au moins deux choses : que la Côte d’Ivoire exprime officiellement « des regrets », mais aussi que lui soit rendu « des ressortissants maliens », vivant en Côte d’Ivoire, ou simplement de passage, recherchés par la justice malienne.

Sur le premier point, la Côte d’ivoire a répondu « non ». Et sur le deuxième point, Abidjan a évoqué la séparation des pouvoirs législatifs et judicaire. La médiation a tourné court. Pourtant prévu, il n’y a finalement même pas eu de communiqué final sanctionnant la fin de la rencontre. Selon un témoin, les Ivoiriens ont quitté Lomé furieux. Mais dans l’entourage du président togolais, on confie qu’il poursuivra ses efforts afin de trouver une solution.

A. Diallo

 

Berlin réagit à l’arrestation des soldats ivoiriens à Bamako

Les 49 militaires arrêtés à l’aéroport de Bamako seraient entre autres commis à la surveillance d’une base logistique de l’armée allemande.

Selon la ministre fédérale allemande de la Défense, le comportement des dirigeants maliens est un signal très problématique. Christine Lambrecht estime qu’il y a des doutes considérables sur la volonté du Mali à coopérer de façon  constructive avec la Minusma.

Un scepticisme partagé également par Christoph Hoffmann, président du groupe parlementaire du parti libéral (FDP) au Bundestag (la Chambre basse du parlement allemand) et chargé de l’Afrique centrale. Il souligne l’une des raisons qui justifie l’inquiétude de l’Allemagne :

“Pour un survol, la Minusma doit faire une demande et il faut un, deux ou trois jours pour obtenir les permissions. Cela leur permet de cacher les soldats russes de Wagner qui sont en action sur le terrain pour perpétrer des massacres. On ne peut pas travailler de cette façon.”

Conséquences sociales

Créée par la résolution 2100 du Conseil de sécurité de l’ONU du 25 avril 2013, la Minusma a pour mission d’appuyer le processus politique et d’aider les autorités à sécuriser les populations face au péril djihadiste.

La mission de l’Onu emploie également une centaine de civils maliens. C’est pourquoi, son éventuel départ, comme le souhaitent certains Maliens, risque d’avoir des conséquences sociales, prévient Michel Galy, professeur de géopolitique et auteur de l’ouvrage La guerre au Mali.

La Minusma compte près de 15.000 Casques bleus

Selon lui, « il y a des emplois directs et indirects, puisqu’avec leur haut niveau de vie, il y a tout une économie parallèle. Certains d’ailleurs sont parfois dans certains pays pas très catholiques. Je pense à l’industrie du divertissement. Et cela sera certainement un manque à gagner pour la société civile malienne ».

Fin juin, le Conseil de sécurité de l’Onu a décidé de prolonger d’un an la Minusma. Mais le retrait de la France prive la mission d’un soutien aérien comme dans le passé. Cela pourrait pousser des pays européens à quitter cette force internationale d’environ 15.000 militaires et policiers.

Source: Nouveau Réveil

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Retour sur la médiation togolaise dans le cadre de l’affaire des 49 militaires ivoiriens interpellés le 10 juillet à leur arrivée à l’aéroport de Bamako. Le président Faure Gnassingbé a reçu, le jeudi dernier à Lomé, des délégations malienne et ivoirienne. D’après les informations, le séjour des deux délégations...