Le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires (Refamp) et le Réseau des jeunes femmes leaders des partis politiques et des organisations de la société civile (Rejefpo) ont partagé le rapport d’une étude de l’analyse de la prise en compte de la loi 052 lors des élections législatives du 29 mars et du 19 avril 2020. C’était à la faveur d’une conférence de presse organisée le mercredi 28 octobre 2020 dans un hôtel de la place.

 

A l’entame de la rencontre, la vice-présidente du Refamp, ancienne ministre de la Promotion de la femme sous le président ATT, Sina Damba, a fait savoir que l’objectif est de faire du rapport un outil de plaidoyer à travers les hommes de médias auprès des décideurs en vue de l’application effective de la loi 052 du 18 décembre 2015.

L’étude a été réalisée par le Refamp et le Rejefpo grâce à l’appui technique du NDI et le  financement de l’USAID et de la Coopération suisse. Elle a concerné toutes les étapes du processus des élections législatives de mars-avril 2020. De la présentation des listes de candidatures par les partis politiques à la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

Pour la vice-présidente, le vote de la loi sur le genre ou encore loi sur le quota a suscité beaucoup d’espoir auprès des femmes du Mali et aussi auprès de beaucoup de partenaires techniques et financiers, de la société civile qui appuie les initiatives féminines.

Selon Sina Damba, l’objectif général visé par l’étude, était d’analyser l’effectivité de l’application de la loi 052 dans les élections législatives dernières et spécifiquement la prise en compte de cette loi sur les différentes listes des candidatures et de la désignation des agents électoraux.

Selon toujours la vice-présidente, les résultats de cette analyse ont montré que l’application de la loi 2015-052 aux élections, comme celle des communales de 2016 (3000 femmes élues conseillères municipales) et les récentes législatives de 2020 (41 femmes à l’Assemblée Nationale) a permis aux femmes d’accéder à des positions inespérées malgré quelques insuffisances remarquées comme dans les circonscriptions à deux sièges dont la loi ne se prononce pas.

L’ancienne ministre Diallo M’Bodji Sène, membre du Refamp, dira que la méthodologie adoptée pour aboutir à la réalisation de cette étude a été faite par deux consultantes (une du Refamp et une du Rejefpo). Elles ont procédé à l’analyse et à la vérification de tout le processus des législatives du 29 mars et du 19 avril 2020 afin de vérifier l’application de la loi 052.

Cependant, à l’issue de la réalisation de l’étude, les deux réseaux ont fait des propositions et des recommandations. Le Refamp et le Rejefpo proposent de sensibiliser les membres de tous les partis politiques à l’esprit de la loi qui dit 30 % de sièges pour l’un ou l’autre sexe et non 30 % pour les femmes.

Les deux structures recommandent au niveau de l’Etat, la mention « sexe » sur les listes de candidatures et les listes électorales d’émargement ; au niveau des organisations de la société civile, le renforcement des capacités des femmes des partis politiques ; pour les partenaires techniques et financiers, l’appui financier aux femmes à travers la prise en charge du coût de la campagne électorale.

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Le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires (Refamp) et le Réseau des jeunes femmes leaders des partis politiques et des organisations de la société civile (Rejefpo) ont partagé le rapport d’une étude de l’analyse de la prise en compte de la loi 052 lors des élections législatives du...