Arrivé le lundi dernier dans la commune de Konsiga, le ministre de l’administration territoriale, Tiéman Hubert Coulibaly a réussi à calmer les esprits. Les populations qui lui ont réservé une écoute attentive ont décidé d’enterrer la hache de guerre et de rester derrière la loi comme le leur avait proposé le ministre Coulibaly.

L’atmosphère électrique qui régnait dans la petite bourgade de Kosinga avait fini par exploser la semaine dernière aboutissant à des affrontements sanglants entre forces de l’ordre et populations. Les émeutes avaient fait malheureusement une perte en vie humaine et soulevé de vives tensions au sein de la communauté originaire de la commune. En France et un peu partout en Europe, les ressortissants de cette commune avaient battu le pavé et envahi des représentations diplomatiques du Mali réclamant réparation de ce qu’ils ont estimé être une violence gratuite contre leurs compatriotes. D’ailleurs à Bamako, un sit in avait conduit des dizaines de personnes devant l’assemblée nationale qui réclamaient « la tête » du député Mamadou Hawa Gassama qu’elles ont traité de « Pyromane ».

En rappel, selon nos sources, les causes lointaines de ces affrontements sont liées au verdict du contentieux électoral qui a opposé le parti Yéléma à l’URD dont le parti de poignées de mains est sorti vainqueur obtenant ainsi les 17 conseillers. Depuis lors, la cohabitation était devenue quasiment impossible entre la mairie de KONSIGA et la population. Une situation qui a fini par exploser suite à l’accueil triomphal du maire KEBE en provenance de la France. Un accueil qui n’a pas laissé indifférent le camp adverse qui est le YELEMA. Pour répliquer à cet événement qu’ils estiment être de la provocation, les partisans du maire perdant (candidat du parti Yelema) n’ont pas hésité à prendre en otage la mairie de KONSIGA pendant plus de 3 jours pour réclamer le départ du maire « illégal » selon eux et la population. Chose qui a déclenché l’instinct sauvage du tout  puissant député Mamadou Hawa GASSAMA qui n’aurait pas hésité à utiliser la loi du plus fort. Ainsi, selon nos sources, il aurait fait intervenir les forces de l’ordre qui sont intervenues avec des moyens disproportionnés. Le bilan, officiellement fait état d’un mort et plusieurs blessés dont certains par armes à feu.

La population de Konsiga qui ne voulait plus rien entendre d’autre que le départ du maire et l’organisation de nouvelles élections, a semble t il revu sa position. Et cela, grâce à la démarche républicaine d’homme d’Etat du ministre de l’administration térritoriale Tiéman Hubert Coulibaly.

A son arrivée sur les lieux, le ministre  Coulibaly a prêté une oreille attentive aux différentes interventions des forces vives de Konsiga (Kersignane). Celles ci se sont réjouies de sa présence, lui qui a été dépêché par les plus hautes autorités du pays pour venir s’en quérir de la situation. Selon les différents intervenants, la présence du ministre de l’administration territoriale a littéralement contribué à apaiser les cœurs et les esprits. Toutefois, dans l’ensemble, les populations de Kersignane attendent de fortes décisions pour assurer la neutralité de l’administration. Conformément à la demande consignée dans le cahier de doléances remis au ministre Tiéman Hubert Coulibaly

Le Chef du département de l’administration territoriale a invité les populations de Kersignane à utiliser les voies de droit tout en les assurant de s’investir à la prise de décisions concourant à la totale neutralité de l’administration.

Aux dires du ministre Tiéman Hubert Coulibaly qui s’est exprimé au nom du Chef de l’État dont il a livré les propos d’assurances, tout sera mis en œuvre pour que la confiance revienne et que la quiétude règne à Kersignane.

Harouna Niang

Correspondant à Kayes

La Dépêche-Mali

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Arrivé le lundi dernier dans la commune de Konsiga, le ministre de l’administration territoriale, Tiéman Hubert Coulibaly a réussi à calmer les esprits. Les populations qui lui ont réservé une écoute attentive ont décidé d’enterrer la hache de guerre et de rester derrière la loi comme le leur avait...