En ce moment précis de la vie de notre nation, un cafouillage politique est une hypothèse que nul ne peut nier. Faire porter le chapeau à l’autre a toujours été le propre des politiques maliens. Des pointes malicieuses pour détruire. 

 

Depuis l’élection du président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta pour son second quinquennat à la tête de notre pays, les choses s’assombrissent, politiquement parlant. Des appels de contestation ont doublé, et les hommes politiques se livrent à une guerre verbale ou de verbes pour tenter de renverser la vapeur. En commençant par le chef de file de l’opposition, l’Honorable Soumaïla Cissé qui, faut-il le rappeler, avait catégoriquement nié la légitimité de son frère aîné pour des élections qui jouaient frauduleuses. Ceci étant, depuis cette fameuse date, de nombreuses discordes se créent entre les hommes politiques maliens, et ce qui entrainerait l’un des véritables cafouillages politiques que notre pays n’a jamais connus. Et partant de là, ces discordes ne mèneraient absolument pas à la défense des intérêts du pays, mais très clairement des intérêts individuels. Le sentiment de patriotisme n’existerait alors plus. Cela étant, le régime d’IBK privilégie sans l’ombre d’un doute un sentiment personnel tendant à délocaliser les intérêts du peuple vers l’égocentrisme familial, c’est à dire uniquement à sa famille. Son fils, Karim est une pièce prépondérante pour son image et son quinquennat, car non seulement il est sur la sellette des regards et des critiques, mais aussi il contribue à salir son régime. Surtout à travers cette accusation très grave qui est celle de la disparition de notre confère, Birama Touré du Sphinx depuis plusieurs années. Plusieurs personnes le désignent comme le responsable de la disparition de ce dernier.  Toutefois, à notre avis, le cafouillage viendrait de plusieurs côtés dans la mesure où la situation politique de notre pays ne laisse aucun Malien indifférent. L’enlèvement ou l’arrestation du Pr Clément Dembélé, président de la Plateforme de la lutte contre la Corruption et le Chômage au Mali (PCC), qui a été séquestré pendant quinze (15) jours puis libéré ; l’élection de l’honorable Moussa Timbiné à la Présidence de l’Assemblée nationale, très fortement critiquée ; la menace de battre le pavé des membres de la Coordination des Mouvements et Associations du très influent l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), pour dénoncer ce qui se passe dans le pays. Parlant de ça, la mauvaise gouvernance et l’enlèvement de plus de soixante (60) jours de l’honorable Soumaïla Cissé dans la circonscription de Niafounké. Vu ces récents événements, le cafouillage serait plus proche que jamais.

Moriba DIAWARA

LE COMBAT

MaliwebPolitique
En ce moment précis de la vie de notre nation, un cafouillage politique est une hypothèse que nul ne peut nier. Faire porter le chapeau à l’autre a toujours été le propre des politiques maliens. Des pointes malicieuses pour détruire.    Depuis l’élection du président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta...