«Processus de réconciliation nationale et cohésion sociale dans un contexte de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme: rôle et responsabilité des femmes leaders», c’est le thème d’un colloque international organisé à Ouagadougou auquel, a pris part la Première Dame du Mali, Kéita Aminata Maïga à Ouagadougou.

Ce colloque de trois jours colloque à laquelle, ont  prennent part les femmes leaders africaines est une initiative,  du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale (HCRUN). Son objectif est de permettre aux femmes leaders africaines d’apporter leur contribution à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent sur le continent.

Les travaux étaient coprésidés par les premières dames du  Mali et du Burkina-Faso Madame  Keita Aminata Maïga et Madame Sika Kaboré. Les participantes à ce colloque, toutes des femmes leaders, étaient venues des pays membres du G5 sahel et d’autres pays comme le Burundi, la Centrafrique, le Rwanda, les Comores…

Dans les  différentes interventions des deux premières dames il est ressorit que les femmes et les enfants sont les plus touchés par l’insécurité  en Afrique et partout ailleurs dans le monde.

Pour l’épouse du président burkinabé, il existe du fait du terrorisme et de l’insécurité,  475 066 personnes déplacées internes au Burkina -Faso soient 36 %  des femmes et 47% des enfants. Toute chose qui justifie selon elle, la tenue de ce colloque.

L’épouse du président malien a souhaité que les femmes soient impliquées, à tous les niveaux,  dans la prise des décisions concernant la sécurité dans les pays touchés par le phénomène  de l’extrémisme violent. Pour  elle, les femmes étant les principales victimes de l’insécurité, les décisions les concernant ne doivent  pas être prises sans elles. C’est pourquoi, elle a plaidé  à ce que les femmes soient largement représentées dans les instances de décisions.  Elle a saisi l’occasion pour  partager avec les autres participantes, les progrès réalisés par le Mali dans la promotion du genre, en insistant la loi qui accorde 30% des postes nominatives et électives aux femmes maliennes.

Ce colloque a été une occasion de susciter une réelle prise de conscience des femmes leaders à la problématique de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale dans un contexte d’extrémisme terroriste, mais aussi de faire comprendre aux dirigeants africains la nécessité d’une prise en compte du genre dans la gestion de la problématique de la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Il a été également  question d’outiller les femmes leaders sur les questions de médiation intercommunautaire, de justice traditionnelle et de dialogue social.

A l’issue de ce colloque de Ouagadougou, les femmes leaders ont  un appel aux dirigeants africains afin qu’ils prennent en compte le genre dans la problématique de lutte contre le terrorisme Afrique.

Zie Traoré

SourceLe Serment du Mali

MaliwebPolitique
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