Depuis sa nomination le 8 avril 2017 comme porte-parole du gouvernement, le ministre du Commerce, Abdel Kader Konaté dit Empé, en collaboration avec le Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma), vient d’innover  dans la communication gouvernementale en instaurant une conférence de presse pour débattre avec les journalistes des grandes décisions prises au cours du conseil des ministres. Pour sa 2e sortie, le mercredi 26 avril, il était accompagné du ministre de la Sécurité et de la protection civile, Général de Brigade Salif Traoré et celui de l’Aménagement du territoire et de la Population, Adama Tiémoko Diarra.

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IBK revient d’Arabie Saoudite avec des promesses de financement d’infrastructures

L’intervention du ministre porte-parole du gouvernement avait trait au voyage du président Ibrahim Boubacar Kéita en Arabie Saoudite. Selon le ministre Konaté, ce voyage présidentiel a été très prolifique pour le Mali qui va bénéficier des appuis du Royaume d’Arabie Saoudite pour le développement du pays. Ces investissements concerneront, entre autres, la construction d’un aéroport à Kidal; la restauration de la route Sévaré-Gao; la construction de centrales électriques, la construction du 4e pont de Bamako, un apport dans la construction du barrage de Taoussa; la construction d’un hôpital à Bamako. “Le Président Ibrahim Boubacar Kéita a demandé au Premier ministre et aux ministres de tout mettre en œuvre pour la réalisation de ces infrastructures. Et il a dit qu’il ne tolérera aucun manquement au respect de cette consigne”, a dit le ministre Konaté.

450 milliards pour moderniser les forces de sécurité

Prenant la parole, le Général de Brigade Salif Traoré a fait le point sur le projet de loi sur la Programmation de la sécurité intérieure et de la Protection civile 2017-2021. Ce projet de loi concerne l’organisation du secteur de la sécurité au Mali qui connait des dysfonctionnements et des insuffisances, notamment, le manque de personnel, la faible capacité opérationnelle des forces de sécurité et de protection civile, le manque d’équipements et d’infrastructures adaptés. Le projet de loi adopté vise à corriger ces disfonctionnements et insuffisances et à permettre aux forces de sécurité de mieux assurer la protection des personnes et de leurs biens et de participer à la défense de l’intégrité territoriale. Il détermine, pour la période de 2017 à 2021, les besoins nouveaux des forces de sécurité en termes de recrutement et de formation du personnel, d’équipement, de réalisation d’infrastructures et d’amélioration des conditions de vie des forces de sécurité. A ses dires, c’est la première fois qu’une telle loi est prise pour les forces de sécurité (Police, Gendarmerie, le Garde et Protection civile). Cette loi est prise pour remédier à l’insuffisance de recrutement, de formation et d’équipement des forces de sécurité du Mali. Avec cette loi, les forces de sécurité seront mieux outillées pour faire face au terrorisme et aux conflits intercommunautaires. Pour ces actions, le gouvernement va investir près de 450 milliards Fcfa sur les 5 ans à venir (2017-2021). ” C’est ainsi que des forces spéciales seront formées et très bien équipées pour lutter efficacement contre le terrorisme. Avec ce renforcement de leurs capacités, les forces de sécurité du Mali seront mobiles et présentes aux frontières. Elles travailleront en synergie avec les forces de sécurité des pays voisins du Mali qui doivent aussi renforcer leurs capacités”, a commenté le ministre Salif Traoré.

20 milliards CFA pour recenser

L’intervention du ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population, Adama Tiémoko Diarra, a porté sur l’opération de recensement de la population malienne et de l’habitat qui débutera fin 2018 pour un délai de 15 jours. Le Conseil des ministres a adopté ce projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°98-020 du 9 mars 1998 régissant le recensement général de la population et de l’habitat. Le recensement général de la population et de l’habitat est institué par la loi du 9 mars 1998 dans la perspective de fournir des données sociodémographiques pertinentes et fiables et d’assurer une meilleure prise en compte des variables démographiques dans la formulation des programmes et stratégies de développement.

Selon le ministre Diarra, le décret du 27 mars 1998 fixant les modalités d’application de cette loi nécessite d’être relu en raison des mutations du cadre institutionnel de gestion du processus de recensement général de la population et de l’habitat. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. Il institue tous les dix (10) ans le recensement général de la population et de l’habitat et prévoit au niveau national, régional et local des organes de supervision et de coordination des opérations de recensement. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’organisation des opérations de recensement de la population et de l’habitat au Mali. Adossée à la nouvelle technologie de l’information et de la communication, cette opération de recensement a pour objet, selon le ministre, de répertorier la population malienne ayant accès aux différents services sociaux de base. Et les données ainsi recueillies permettront de faire des projections et d’adapter le Décret instituant la Loi d’aménagement du territoire à la nouvelle organisation territoriale. Et pour les besoins de cette opération qui va concerner la population et le développement, l’Etat va débloquer 20 milliards Fcfa qui doivent être mobilisés.                Siaka Doumbia

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