Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a reçu le jeudi 20 avril les représentants d’acteurs du football qui avaient initié une manifestation dans la matinée pour réclamer la fin de la suspension de la fédération malienne de football. Le chef de la délégation a expliqué au chef du gouvernement, l’esprit qui a prévalu à leur activité qu’ils ont voulue pacifique. Il s’agissait d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les effets induits de la suspension sur la vie des acteurs que sont les footballeurs, les entraîneurs, les administrateurs et assimilés. Ils sont venus surtout lui remettre une lettre lui demandant un geste d’espoir afin que le football reprenne dans tout le pays. En réponse, le Premier ministre a félicité la délégation pour l’esprit pacifique qui a entouré leur manifestation, ce qui dénote du sens de la responsabilité civique attendue de tout citoyen malien. Il s’est dit sensible à leur démarche. Le chef du gouvernement leur a rappelé que la décision ministérielle a été prise en toute responsabilité et par conséquent, que toute la suite de la gestion de cette affaire mérite de la patience et du respect de toutes les dispositions légales. Il leur a donné l’assurance que leur lettre est en de bonnes mains et leur a demandé de garder espoir pour la suite. Le gouvernement, comme l’a instruit le chef de l’Etat, restera à l’écoute permanente des populations et donc du mouvement sportif national dans toutes ses composantes, a conclu le Premier ministre.

abdoulaye idrissa maiga premier ministre pm

Grogne à la police nationale

Au Burkina Faso, les policiers sont en grève. De la rencontre tenue dans la soirée du mardi 18 avril 2017 avec le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, les agents du Groupement des compagnies républicaines de sécurité tirent la conclusion suivante : «Les éléments sont insatisfaits, nous avons compris que le ministre n’a pas pris au sérieux nos réclamations (…) raison pour laquelle, nous continuons notre lutte», a noté un agent CRS. Jour de service dans les entreprises privées pour certains, ou de repos pour d’autres, ces agents CRS disent avoir été «clairs» sur ce mouvement d’humeur. «Ce n’est pas une grève, nous refusons les prestations dans les services privés. Vous pouvez vérifier dans les ambassades et les services publics, la CRS est représentée», a-t-il déclaré. Puis de poursuivre : «Nous voulons voir les contrats authentiques pour reprendre les services privés. Tant qu’il n’y a pas de contrats authentiques, nous restons toujours sur nos gardes», a-t-il dit, soulignant qu’ils ont un plan B qu’ils préfèrent garder en secret. Quant à la revendication du départ du Directeur général de la police, l’agent CRS confie : «Les réclamations sont diverses. Nous sommes en train d’aller étape par étape, il y a des choses qu’on s’abstient de dire. À l’heure, il n’y a pas de raison de reculer, nous sommes prêts pour avancer pour que lumière soit faite sur cette question», a-t-il conclu.

Réconciliation en panne

Après trois mois passés à la tête de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (Coder), Gilbert Noel Ouédraogo, de l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération/Rassemblement Démocratique Africain (ADF/RDA), a cédé ce jeudi 20 avril la présidence tournante de la Coalition à Rasmané Ouédraogo de la Nouvelle Alliance du Faso (Nafa). Au cours de cette séance, les responsables des partis membres sont revenus sur le bilan des actions de ladite coalition et ont répondu aux questions des journalistes. Saisissant l’occasion, Gilbert Ouédraogo est revenu sur la polémique née de la rencontre avec le président Blaise Compaoré. Pour lui, au nom de la vraie réconciliation nationale, il faut que tous les Burkinabè soient associés y compris Blaise Compaoré, car on ne peut faire une réconciliation en écartant un des présidents qui a totalisé 27 années au pouvoir. La polémique s’est enflée avec la réaction de la présidence du Faso qui ne reconnaît pas la Coder, parce que les autorités préparent le procès de Blaise Compaoré et les membres de son dernier gouvernement par contumace. En trois mois, la Coder a rencontré les autorités coutumières du Burkina, les organisations de la société civile, les syndicats, les mouvements des droits humains et surtout trois des quatre anciens présidents, Jean Baptiste Ouédraogo, Michel Kafando et Blaise Compaoré.

Blaise devant la barre

La Haute cour de justice du Burkina Faso a annoncé le 10 avril que l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d’Ivoire, et les ministres de son dernier gouvernement, seront jugés le 27 avril pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014 qui avait conduit à la chute du régime. Les membres du dernier gouvernement du Premier ministre Beyon Luc Adolphe Tiao, y compris l’ancien président Blaise Compaoré, qui était aussi ministre de la Défense, sont poursuivis pour «complicité d’homicide volontaire» et «coups et blessures volontaires». La justice reproche aux ministres leur participation au conseil extraordinaire des ministres du 29 octobre 2014, alors que les mouvements de la société civile et de l’opposition manifestaient contre la modification de la Constitution. Parmi les 34 membres du dernier gouvernement, Clothilde Ky (déléguée au Budget) et Yacouba Ouédraogo (Sport), qui n’avaient pas participé à ce conseil des ministres, ont bénéficié d’un non-lieu. Les autres ont été inculpés, mais bénéficient d’une liberté provisoire avec interdiction de quitter le pays. Tous risquent la peine de mort. Selon les sources officielles, 33 personnes ont été tuées lors de ces manifestations. Toutefois, le gouvernement déchu est poursuivi pour complicité présumée d’assassinat de «7 manifestants» à Ouagadougou et pour «82» blessés.

Condamné pour attouchement sexuel

L’homme a reconnu des attouchements sexuels sur deux enfants, âgées de 3 et 5 ans à l’époque, alors qu’il était en mission au Burkina Faso en 2015. Le parquet a requis la semaine passée deux ans de prison, dont 18 mois de sursis avec mise à l’épreuve, contre un militaire français qui a reconnu des attouchements sexuels sur deux fillettes en 2015 quand il était en mission au Burkina Faso. Jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour agressions de deux fillettes franco-burkinabè, alors âgées de trois et cinq ans, et aussi pour avoir filmé ces attouchements dans la piscine d’un grand hôtel de Ouagadougou, Sébastien L., 40 ans, est «incapable d’expliquer» ses gestes, qu’il met sur le compte de l’alcool et du stress de sa mission. À la barre, le militaire se dit encore «choqué», n’arrive pas à combler ses «trous de mémoire» : «Je ne suis pas comme ça. Même si je suis suivi, je ne pourrai jamais oublier ça. C’est un cauchemar depuis le début. J’aurais préféré qu’on me dise que j’ai frappé quelqu’un». Pendant l’enquête, il avait commencé par nier les faits, puis avait reconnu certains attouchements, confronté aux images qu’il avait lui-même tournées. Pour la procureure, «l’alcool ne peut tout expliquer» et ce procès «n’aura pas permis de comprendre ce passage à l’acte» chez un militaire des forces spéciales, certes stressé mais sans antécédents judiciaires. Elle a requis une obligation de soins, psychologique concernant l’alcool.

D’Abdoulaye Garba Tapo

«Cher ami doyen, je suis bien placé pour savoir de quoi tu parles et c’est révoltant. J’ai toujours tenu le pouvoir exécutif comme responsable du dysfonctionnement de la justice qui en réalité n’est indépendante que de nom. Pour avoir été Garde des Sceaux, je sais ce que c’est. Et en voulant mettre de l’ordre, je dérangeais plus le pouvoir exécutif que les juges dont beaucoup comprenaient le sens de mon action. Je me retrouve bientôt devant la Cour d’appel pour avoir perdu contre une société hôtelière qui doit plus de 500 millions à EDM pour avoir fraudé le courant. Le tribunal a rejeté la responsabilité de l’hôtel et c’est toujours la même main qui est derrière. On n’a pas fini de parler de cette situation sombre pour la justice, et nous incriminons souvent à tort les juges alors que la responsabilité se situe ailleurs».

Candidat abeille

L’honorable Yaya Sangaré dit que l’Adema-PASJ a le devoir de redonner espoir au peuple malien. Pour ce faire, il doit capitaliser ses expériences pour faire du Mali un pays véritablement démocratique et progressiste. Au regard des derniers résultats et de tout ce qu’apportent les cadres du parti dans la stabilité et la gouvernance du pays, l’Adema-PASJ incarne encore l’espoir, l’espérance des Maliennes et des Maliens. Il suffit que l’Adema-PASJ assume courageusement ses erreurs et ses fautes pour attirer le maximum de Maliens autour de lui. Car le parti possède encore, malgré toutes les campagnes de dénigrement et de débauchages sauvages, des ressources humaines, morales et intellectuelles suffisantes pour le sursaut. L’Adema-PASJ a une mission historique dans l’ancrage et la consolidation de la démocratie dans notre pays, une mission qui est loin d’être achevée au regard de toute cette situation désastreuse à laquelle on assiste. L’Adema-PASJ ne doit et ne peut plus continuer à se complaire dans l’accompagnement sans “conditions”, dans le soutien aveugle, sans préalables ni réserves au prince du jour. Après dix ans de gestion du pouvoir d’Etat, presque 15 ans d’accompagnement, l’Adema-PASJ se doit d’avoir des ambitions légitimes avec des objectifs politiques clairs. Il se doit de défendre âprement ses intérêts politiques et le devenir de la classe politique malienne dans son ensemble. L’Adema-PASJ a mûri avec ses militants qui réclament plus de considération, plus de respect.

Réplique de l’UDD

«Certains sont dans leurs rôles en s’attaquant à notre président, promu à la tête de l’important Département de l’administration territoriale, et en lui faisant de faux procès d’intention. Les mêmes, heureusement, ne contestent point les valeurs intrinsèques de l’homme qu’ils reconnaissent, du reste, comme un cadre valeureux et méritant ayant fait ses preuves dans les gouvernements successifs, à la tête de départements clé. Seulement, ils croient pouvoir le discréditer et le déstabiliser, oubliant certainement qu’il est imperturbable. Oubliant que pour Tiéman Hubert Coulibaly, seul le Mali compte et mérite son engagement patriotique. Dès lors, que tous se détrompent et se donnent un autre agenda, en se concentrant notamment sur les prochaines consultations. Le ministre Tiéman Hubert Coulibaly ne devrait point être leur cible, d’ailleurs le parti UDD qui le soutient dans sa mission ne va jamais vous laisser le combattre gratuitement. Pour les Maliens et les militants de l’UDD, vos attaques sont inutiles et ne tiennent d’aucune base cohérente. Nous nous souvenons : quand Tiéman quittait le Gouvernement, il y a 6 mois, ceux-là qui se réjouissaient de son départ, croyant que le Président de la République a bien fait de l’écarter, sont les mêmes qui clament,  aujourd’hui, qu’il est de retour par loyauté pour IBK pour lequel il va tripatouiller les élections. Questions : vous avez peur de quoi ? De votre épouvantail, Tiéman Hubert Coulibaly, ou des élections annoncées ?»

Un gendarme blessé

Gao, la plus grande ville au nord du Mali, plaque tournante des activités des différentes forces en présence, n’est point sécurisée. Chaque jour apporte son lot de tristesse accompagné de vols, d’attaques. Gao et alentours devaient être des endroits sûrs. Mais hélas, c’est tout le contraire. Les routes sont coupées, les attaques deviennent quotidiennes.  C’est ainsi que le vendredi 20 avril, un inconnu armé non identifié a tiré sur un gendarme en plein centre-ville derrière l’hôpital de Gao. Il s’agit du MDL Lamine Camara qui est gravement blessé au niveau de son ventre. Sur le champ, il a été admis d’urgence à l’hôpital pour des soins intensifs. Après son forfait, l’assaillant a pris la fuite sans être inquiété. Et dire que la ville de Gao est remplie de militaires du monde, de combattants des groupes armés, mais fait l’objet d’attaques tous les jours. Cela dépasse la compréhension des Maliens.

L’action publique et des ajustements mutuels

«La notion de Gouvernement perd de sa superbe et cela constitue un phénomène mondial. Les transformations souvent radicales, souvent en sourdine, travaillent le champ décisionnel et la pluralité des acteurs, surtout des enjeux, fracassent les schèmes du vertical classique. Le pouvoir se partage de plus en plus, son monopole relève de l’illusion et de l’utopie, le réel parle plus. Encadré, sérieusement disputé et surtout “discuté”, le pouvoir n’est pas réduit à subir mais à consentir l’intrusion de maints acteurs sur le champ de la fabrique des décisions. Cela s’appelle les ajustements mutuels. Quand j’ai voulu faire ma thèse sur la gouvernance de l’Etat-nation et sa crise, mon directeur de thèse, politologue, juriste, avocat, maire et sénateur, m’a avisé. «Sais-tu bien que la science politique se méfie de la notion de gouvernance?» “Oui, répondis-je, c’est aussi le destin de la science politique que de s’arrimer aux mutations sociétales pour renouveler ses objets.” et des années à œuvrer sur l’Etat, la nation, l’Etat-nation, la crise à l’aune de la gouvernance.»  C’est du moins ce que pense Yaya Traoré.

Autorités intérimaires installées

Le jeudi 20 avril, la salle du conseil régional de Tombouctou a refusé du monde à la faveur de l’installation des autorités intérimaires et du collège transitoire de Taoudeni. Boubacar Ould Hamady et Hamoudi Sidi Ahmed auront désormais la lourde tâche de conduire les affaires de ces deux régions. La mise en place des autorités intérimaires à Tombouctou et Taoudeni avait été reportée plusieurs fois. Il y a eu des marches à Tombouctou. Devant les plus hautes autorités de la région de Tombouctou, les manifestants ont remis au gouverneur un document précisant les conditions d’ouverture des régions de Tombouctou et Taoudeni au processus. Le Congrès pour la justice dans l’Azawad (CJA) et les forces vives de la société ont clairement fait savoir que tant que ces conditions ne sont pas satisfaites, ils resteront debout et bloqueront toute tentative de leur exclusion de l’avenir de leurs régions. Rappelons que la mise en place des autorités intérimaires dans ces régions a été reportée au moins 4 fois.

 

Des faux CJA en action

«J’ai ouï dire que des personnes suspectes se réclamant du Cja ont été appréhendées aujourd’hui ou hier à Er-Intajeft. J’informe solennellement que ces personnes ne sont pas du CJA dont je préside aux destinées politiques et dont le commandement militaire est assuré par le Cl. Al Abass Ag Med Ahmed». C’est le message de Azarock Ag Imborchad, président du CJA. Par la même occasion, le président du Cja informe le président du Cja, l’opinion publique nationale et internationale que ses forces armées présentes depuis un mois et demi à côté du check-point de l’armée malienne, situé à la sortie ouest de Tombouctou sur la route de Goundam, vont reprendre leurs positions d’avant leur dit emplacement. Ces forces se désengagent des alentours de la ville de Tombouctou à compter du 20 avril. Le président du Cja remercie les autorités maliennes pour la satisfaction de certaines des revendications du Cja. Il remercie également toutes les populations de Tombouctou et Taoudeni, spécialement les organisations des sociétés civiles (femmes et jeunes) pour l’hospitalité et l’accueil qui lui ont été réservés par ces mêmes populations citées. Le Cja remercie les forces armées maliennes et celles de la Minusma ainsi que Barkhane pour leur attitude de bonne compréhension. Le Cja rassure les populations de Tombouctou et Taoudeni de son entière appartenance aux populations et de sa disponibilité à défendre leurs intérêts.

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Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a reçu le jeudi 20 avril les représentants d’acteurs du football qui avaient initié une manifestation dans la matinée pour réclamer la fin de la suspension de la fédération malienne de football. Le chef de la délégation a expliqué au chef du gouvernement,...