Dans le cadre d’un programme conjoint de coopération entre le Mali et l’institution des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en matière de protection et d’éducation des enfants, la Directrice exécutive adjointe de l’UNICEF, Charlotte Pétri Gornitzka, et l’ambassadrice de bonne volonté, l’activiste syrienne basée à Londres, Muzoon Almellehan, ont effectué, le mardi 20 août, une visite à Mopti, motivée par la situation de crise ayant entraîné des massacres d’enfants dans le centre du pays. Il s’agissait pour elles de constater de visu les réalités sur le vécu des enfants et s’entretenir avec ceux affectés par la crise.

 

Au terme de quatre  jours de séjour au Mali, les deux personnalités étaient face à la presse dans les locaux de l’UNICEF, à Niamakoro Bamako, pour parler de leur vécu durant leur court séjour et leur engagement face à la situation.

Il s’agissait pour la Directrice exécutive adjointe de l’UNICEF, Charlotte Pétri Gornitzka, et l’ambassadrice de bonne volonté, Muzoon Almellehan, de visiter les sites de mise en œuvre du programme de coopération entre le gouvernement du Mali, l’UNICEF et ses partenaires, à Mopti et à Bamako, notamment les espaces temporaires d’apprentissage, les espaces amis des enfants et les programmes radio menés par les enfants et les jeunes.

Il ressort d’une explication de l’UNICEF que 377.000 enfants nécessitent une assistance en matière de protection au Mali. Au même moment, plus de 270.000 sont affectés par la fermeture des classes,  soit un enfant sur trois en dehors du système scolaire.

Sur place, Mme Charlotte Pétri Gornitzka a pu se rendre compte que 920 écoles sont fermées dans le centre et nord du pays suite à l’insécurité. C’est face à cette situation qu’elle a insisté sur la nécessité d’investir dans l’éducation de qualité dans un environnement protecteur pour chaque enfant. Elle a ainsi relevé que  » pour les enfants en situation d’urgence, l’éducation sauve des vies« .

La majorité des enfants déplacés, rencontrés à Mopti par la deuxième personnalité de l’UNICEF, ont émis la volonté de retourner chez eux. Les enfants en ont aussi profité pour dénoncer le mariage précoce. A cet égard, elle s’est réjouie de la volonté des enfants de vouloir sortir de cette situation et a salué le courage d’une fille violée qui n’a pas hésité à témoigner à visage découvert. C’est pourquoi, elle dira que  »  le Mali est un pays qui a besoin de notre attention car, investir dans les enfants, c’est donner une voix à l’avenir« .

Consciente de la gravité de la situation et des défis, notamment sur le plan de l’Education, de la Santé, et de la Sécurité, l’ambassadrice de bonne volonté, Muzoon Almellehan, s’est dite impressionnée par le degré d’espoir qui anime les enfants rencontrés à Mopti. Lesquels tentent,  tant bien que mal, d’apporter le changement en y mettant leur propre initiative et avoir un avenir radieux. Pour ce faire, elle dit se porter volontaire pour partager le message sur la situation des enfants du Mali auprès des décideurs et bailleurs.

Par ailleurs, elle a été impressionnée par le potentiel des enfants journalistes et jeunes acteurs de la paix rencontrés lors de son séjour. Les enfants,  à l’en croire,  représentent une grande force de changement positif pour le Mali,  » ils ont besoin de grandir dans un environnement qui les protège et les aide à s’épanouir et à réaliser leurs rêves« .

F. Mah Thiam KONE

Source: l’Indépendant

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Dans le cadre d’un programme conjoint de coopération entre le Mali et l’institution des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en matière de protection et d’éducation des enfants, la Directrice exécutive adjointe de l’UNICEF, Charlotte Pétri Gornitzka, et l’ambassadrice de bonne volonté, l’activiste syrienne basée à Londres, Muzoon Almellehan, ont...