En février, deux Spahis engagés dans l’opération “Barkhane”, au Mali, étaient tués dans l’explosion d’une mine artisanale qui broyait leur véhicule blindé léger. Le colonel Héon (au centre, main dans le dos) en réchappait de justesse. Touché aux jambes, il faisait, hier, sa première “sortie” officielle à Valence.  Le DL/F.C.

C’est un visage que Valence attendait de revoir. Celui du colonel François-Xavier Héon, chef de corps du 1er régiment de Spahis. La démarche encore saccadée par des béquilles, il est apparu, hier matin, au cours d’une réunion “sécurité” dans les locaux de l’hôtel de ville de Valence. Au côté de l’état-major de son régiment, il a été longtemps salué par les autorités présentes, préfecture, gendarmes, policiers et élus.

Le colonel Héon se trouvait dans le véhicule blindé léger qui sautait sur un engin explosif le 21 février dernier sur une route du Mali. Blessé aux jambes, notamment, le colonel laissait surtout deux de ses hommes dans cette mission de reconnaissance : l’adjudant Émilien Mougin et le maréchal des logis Timothé Dernoncourt. Deux disparitions qui déchiraient le régiment tout entier, et sa ville d’adoption, Valence. Le 27 février, sur la place d’armes du quartier Baquet, après l’hommage militaire aux Invalides, un hommage national était rendu aux deux soldats par la ministre des Armées Florence Parly, accompagnée du général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’Armée de terre. Le chef de corps de 45 ans se trouvait lui, encore à ce moment-là en soins au Mali. Le revoilà donc à Valence. S’il a tenu à rester discret, hier, sur son retour, il devrait dans la semaine s’exprimer devant les médias.

 

Source: ledauphine

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En février, deux Spahis engagés dans l’opération “Barkhane”, au Mali, étaient tués dans l’explosion d’une mine artisanale qui broyait leur véhicule blindé léger. Le colonel Héon (au centre, main dans le dos) en réchappait de justesse. Touché aux jambes, il faisait, hier, sa première “sortie” officielle à Valence.  Le...