La Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage a fait encore le plein devant l’OCLEI, le vendredi 21 juin 2019. Objectif : exiger la démission du président de cette institution.

C’est un exploit historique pour les organisateurs du  sit-in du vendredi dernier qui sont entrain d’éveiller la conscience d’un peuple. C’est pourquoi, l’on a constaté que la devanture de l’OCLEI a fait le plein, le vendredi 21 juin 2019.  Ils ont pris d’assaut, sous un soleil de plomb, la devanture de cette structure chargée  de lutter contre la corruption en appliquant  la loi du décret 17 mai 2014, promulgué par le président de la République. Brillant magistrat, Moumini Guindo, comme c’est de lui qu’il s’agit, a-t-il la carrure d’appliquer cette loi dans un pays où la corruption a atteint la moelle épinière ? C’est du moins ce que pensent beaucoup de personnes. Le président des artisans, a au nom de ses collègues travailleurs, fait savoir que c’est leur coopération qui en souffre aujourd’hui de ce phénomène. Il a indiqué que depuis le déguerpissement fait par l’ancien gouverneur Ami Kane, la souffrance des artisans à augmenter. « Nous n’avons jamais été exempt de taxes comme l’avait promis les autorités et nous n’avons jamais été recasés », a-t-il fait savoir. Selon ce dernier, les artisans continuent à être soumis aux rackets des agents de la mairie et des impôts. D’ailleurs, il dira que le secteur privé malien vit dans une souffrance indescriptible. Alors, pour le président de la Plateforme, Clément Dembélé, le président de l’OCLEI ne peut pas bénéficier de l’argent du contribuable Malien pendant 5 ans (soit 5 millions de FCFA par mois) et ne rien faire. Selon lui, il doit rendre le tablier. Le professeur Clément a été on ne peut plus clair. Selon lui, ils porteront non seulement une plainte contre l’OCLEI pour non accomplissement de sa mission et pour incompétence mais aussi contre les 8000 fonctionnaires qui doivent déclarer leurs biens. Du président de la république, aux ambassadeurs en passant par les élus, les gouverneurs, les ordonnateurs des dépenses publiques, les Directeurs des finances, les chefs des juridictions,  tous les agents de l’Etat, les collectivités publiques tout agent responsable et assujettis sont concernés par cette loi. Selon le professeur Dembélé, le Mali est malade à cause de cette corruption. Selon lui, nous ne devons plus chercher loin les causes de notre mal qui sont connues. Le Mali perd chaque année 250 milliards de FCFA à cause de cette corruption d’administrateurs véreux ni foi ni loi, explique-t-il. Selon lui, l’enfant Malien a aujourd’hui faim, il n’a pas accès au soin de santé et ne va pas à l’école à cause du détournement des deniers publics. « Si nous ne faisons rien  le pays s’embourbera dans cette violence inouïe. », selon le Pr Clément.  Il a demandé à la jeunesse de ne plus avoir peur, d’avoir plus de courage pour lutter contre ce phénomène qui est à leur portée « Rien désormais ne doit plus vous faire peur, car c’est votre avenir qui en dépend » a-t-il faire savoir. Le président du CNPM, Mamadou Sinsi Coulibaly, n’a pas encore manqué à l’appel. Il était encore là pour galvaniser la jeunesse à faire  de cette lutte la leur. « Nous notre avenir est dans notre tombe », a dit le président du patronat. C’est à vous qu’appartient cette lutte, a-t-il faire savoir. Il a demandé à la jeunesse d’avoir la conviction, de s’approprier  de cette lutte et de comprendre que c’est- elle qui peut et qui doit faire cette lutte contre la corruption. Il a fait savoir que leurs parents n’ont plus rien pour assurer leur éducation, leur santé. Selon lui, le secteur privé n’en peut plus, car 43% des entreprises privées ont mis la clé sous le paillasson. En tout cas les organisateurs ont fait  savoir qu’il ne s’agit que d’une partie remise. Selon eux,  la mobilisation ne faiblira jamais et ils ont indiqué qu’ils battront le pavé  chaque  vendredi jusqu’à ce que leur demande  soit satisfait.

Fakara Faïnké

SourceLe republicain mali

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La Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage a fait encore le plein devant l’OCLEI, le vendredi 21 juin 2019. Objectif : exiger la démission du président de cette institution. C’est un exploit historique pour les organisateurs du  sit-in du vendredi dernier qui sont entrain d’éveiller la conscience...