L’on ne sait plus exactement le nombre de soldats maliens ayant été tués dans cette guerre sans père, ni mère. Malgré tout ce qui a pu être dit par la hiérarchie politico-militaire pour rassurer l’opinion sur des matériaux obtenus ou stratégies offensives adoptées pour permettre à l’armée de monter au créneau contre l’ennemi, les soldats maliens continuent d’être des chairs à canon faciles pour des criminels sans nom. Pourtant, notre outil de défense compte, à ce jour, jusqu’à environ 110 Généraux.


A quoi servent concrètement ce nombre volumineux de hauts gradés lorsque notre armée est en passe d’être classée parmi les dernières de la sous-région sachant que le Mali soit manifestement déclaré « pays en guerre » ? Pourquoi avoir nommé tous ces généraux au sein d’une armée qui se fasse incessamment terrasser par l’ennemi sans qu’une seule lueur d’espoir n’illumine le cœur des Maliens ?
Ces nombreux généraux ne serviraient-ils qu’à orner l’armée ou assurer la seule protection du régime ? Seraient-ils, pour la plupart, nommés par complaisance ou en contrepartie de services personnellement rendus aux différents présidents qui les ont nommés ? Voici autant de questions qui taraudent l’esprit des Maliens.
S’il y a un sujet qui soit populairement débattu dans différents milieux sociaux au Mali (grins, marchés, gars routières, bureaux, champs, chantiers, salons), c’est bien la question relative aux nombreux Généraux remplissant l’armée malienne et qui ne seraient présents à Bamako que pour profiter des avantages matériels et autres privilèges statutaires dus à leurs rangs.
Ce, au lieu se rendre au front aux côtés de soldats inexpérimentés qui se font quotidiennement massacrer en leur absence. Depuis les tueries massives d’Indelimane, la majorité des discutions tenues ici et là, ne tourne essentiellement qu’autour du véritable rôle de cette pléthore d’officiers supérieurs de l’armée, notamment, les Généraux.
Certains Maliens ont longtemps attendu que le Chef suprême des armées, le Président Ibrahim Boubacar Kéita, décide enfin, de concert avec ses conseillers militaires, de déployer les hauts gradés de l’outil de défense dans différents camps militaires où les soldats de rang sont généralement livrés à eux-mêmes sans une réelle tactique de guerre.
L’on avait pensé qu’à travers les récentes attaques meurtrières contre des emprises maliennes, notamment, les bases militaires de Mondoro, Boulkessi et Indelimane, Koulouba prendrait des mesures plus vigoureuses contre les officiers supérieurs de l’armée et desquels les Maliens ne font plus que se plaindre au point d’imputer la récurrence des attaques à leur « incurie ».
Comme des experts l’ont, à plusieurs reprises, affirmé et, souvent, avec insistance, les maux qui minent l’armée malienne, ne puisent leurs origines nulle part ailleurs qu’au sein de l’armée, elle-même. Seule une réelle volonté politique, depuis le sommet de l’Etat, permettra de remédier à cette gangrène qui ouvre toutes les voies aux divers massacres contre l’armée.
La Rédaction

Source: Le Point du Mali

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L’on ne sait plus exactement le nombre de soldats maliens ayant été tués dans cette guerre sans père, ni mère. Malgré tout ce qui a pu être dit par la hiérarchie politico-militaire pour rassurer l’opinion sur des matériaux obtenus ou stratégies offensives adoptées pour permettre à l’armée de monter...