La corruption et la délinquance financière prennent des proportions inquiétantes dans notre pays. Cela est attesté par les rapports 2013 et 2014 du Vérificateur général, remis au président de la république.

La corruption et la délinquance financière prennent des proportions inquiétantes dans notre pays. Cela est attesté par les rapports 2013 et 2014 du Vérificateur général, remis au président de la république.

Dans ces rapports, il ressort un manque à gagner de plus de 153 milliards de F CFA pour notre gouvernement. Qui l’aurait cru que sous le règne de Mandé Massa, le Kankélétiki, l’homme de poigne, l’homme de « je dis, je fais », la corruption et la délinquance financière allaient prendre une telle dimension ? Malheureusement, celui qui avait crié  urbi et orbi que sous son règne la corruption seront bannies se trouve désormais en face d’une triste réalité. C’est pendant l’année même qui a été décrétée par le Mandé Massa, celle de la lutte contre la corruption que le phénomène s’est amplifié. Défié et désemparé, dans son discours lors de la réception des rapports, le président est apparu comme quelqu’un qui avoue déjà son incapacité à faire face à ce problème. La  grosse montagne de la lutte contre la corruption tant prônée par le chef de l’Etat a tout simplement accouché d’une souris.

Qui vivra verra ! Annoncé comme sauveur du Mali, le président IBK  n’a plus de mordant pour faire face aux nombreux défis qui se posent à la nation. Noyé par les problèmes, la poudre de guerre du président  est déjà suffisamment mouillée. Si l’opprobre a été jeté par les présidents successifs à cause du fléau de la corruption, aujourd’hui,  son  amplification  sous le règne de celui qui a juré de mettre fin à cette pratique nous amène à se poser beaucoup de questions. IBK a – t-il été défié par les agents de la fonction publique ? Est-il le messie indiqué pour circonscrire le fléau de la corruption ? IBK a-t-il atteint toutes ses limites dans la gestion des affaires du pays ?

En tout cas, les rapports du Végal qui mentionnent un manque à gagner de plus de 153 milliards pour le pays est aux antipodes de ce que le président a toujours fulminé. Croyant que  la lutte contre la corruption était une chose aisée, le président IBK avait décrété l’année 2014, celle de la lutte contre la corruption. Erreur ! Il a été défié sur toute la ligne et le fléau a atteint sous son règne une ampleur jamais égalée.  A certains niveaux, ce sont mêmes  ses hommes de confiance qui ont été ou qui sont à la base de corruption, de  surfacturations ou de délinquance financière. Comme il est plus facile de critiquer étant à côté qu’ayant les mains dans les affaires, IBK avait fait de ses prédécesseurs des incapables, sinon des corrompus. Maintenant, ayant été mis en face de la réalité, IBK voit que ce n’est pas facile pour une seule personne de lutter contre ce fléau.

Si IBK avait su que la corruption est un phénomène profondément ancré dans la société malienne, qu’elle était pratiquée depuis l’époque des royaumes bambaras de Ségou sous le nom de « di songô » ; s’il avait su que la lutte contre la corruption demande un changement positif de comportement et que ce changement ne s’opère pas du jour au lendemain ; s’il avait su qu’il y a plusieurs manières  pour détourner les fonds publics, IBK n’allait jamais dire qu’il peut individuellement  lutter contre ce fléau. Cela est un chimère dans la société malienne actuelle où pratiquement l’amour de la patrie s’est évaporé au profit de la recherche effrénée de biens matériels. Autrement dit, la famille d’abord avant la patrie.

Maintenant, avec les rapports du Végal en main, on observera le président pour ce qui est de  la suite à donner et la stratégie qui sera adoptée pour récupérer, au moins ce qui est récupérable. Mieux, en cas de poursuite qu’il n’y ait pas de discrimination.

Comme le dirait l’autre, wait and see !

MD

 

 

Source: La Révélation

Vida vidaCorruption
La corruption et la délinquance financière prennent des proportions inquiétantes dans notre pays. Cela est attesté par les rapports 2013 et 2014 du Vérificateur général, remis au président de la république.   La corruption et la délinquance financière prennent des proportions inquiétantes dans notre pays. Cela est attesté par les rapports...