Le président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite au Mali (Oclei) Moumouni Guindo, était parmi les invités de l’émission “Question d’Actualité” de l’Ortm, dimanche dernier. Selon lui, l’Oclei intervient aujourd’hui au Mali et à l’extérieur du pays, sur la base de différentes conventions en vigueur. Nous vous livrons, sans commentaire, un extrait de ses propos.

Les fonctionnaires épinglés ont déjà été traduits devant la justice. Le parquet est certainement en train de s’organiser pour appliquer la meilleure procédure à suivre. Ce qui est important à signaler, c’est que les biens doivent être saisis, confisqués et restitués à l’Etat. Sur les trois fonctionnaires, nous avons découvert des biens dont la valeur dépasse 4 milliards de Fcfa.

La perspective est que lorsque le jugement sera prononcé définitivement, ces biens doivent être saisis et rendus à l’Etat. C’est vraiment la particularité de l’Oclei en termes d’investigations, qui recherche sur le terrain les biens physiques et incorporels dans lesquels les fonds détournés ont été investis que ce soit au Mali ou à l’extérieur car nous intervenons au Mali et dans tous les pays du monde.

Sur la base de la convention des Nations Unies dont sont partie prenante 186 Etats dont le Mali, sur la base de la convention de l’Union africaine, sur la base de protocole de de la Cedeao et des directives de l’Uemoa.

Nous sommes en train de signer des protocoles bilatéraux avec beaucoup de  structures étrangères homologues. La finalité en matière d’investigation est d’identifier les biens en termes d’immeubles, de véhicules et d’argent disposés sur les comptes bancaires au Mali ou à l’extérieur et toutes les informations données au Procureur de la République qui engage la procédure et lorsque le jugement sera fait, les biens sont restitués à l’Etat.

Le suivi est fait par la Direction générale du contentieux de l’Etat. Mais nous sommes en train de nous organiser avec cette direction aussi et aussi avec le Pôle économique et financier afin de que l’Oclei ne se contente pas d’envoyer le dossier et croiser les bras. Il faut qu’il y ait une collaboration entre nous afin que l’Oclei puisse, même au cours de la procédure, aider à la manifestation de la vérité”.

                                                                                                          

El Hadj A.B. HAIDARA

 

Source: Aujourd’hui-Mali

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Le président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite au Mali (Oclei) Moumouni Guindo, était parmi les invités de l’émission “Question d’Actualité” de l’Ortm, dimanche dernier. Selon lui, l’Oclei intervient aujourd’hui au Mali et à l’extérieur du pays, sur la base de différentes conventions en vigueur. Nous vous...