L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite est retombé dans une désespérante léthargie. Après avoir fait feu de tout bois en s’illustrant par de redoutables initiatives, le service n’est plus que l’ombre de lui-même. On dirait même qu’il a définitivement mis la clef sous le paillasson tant ses responsables sont redevenus muets comme des carpes, après un torrent de sorties publiques tonitruantes.

Tout indique, en définitive, que la salve de déclarations de biens et d’ouvertures d’enquêtes est sur le point de se limiter à la traque d’un échantillon de cadres qui tiennent lieu pour l’heure de simples cobayes de laboratoires dans la mare de potentiels clients qui pullulent dans l’administration malienne. Avec un tel relâchement il y a lieu manifestement de s’attendre à une baisse de l’épée de Damoclès suspendue sur leurs têtes et donc à un rebondissement du phénomène de la corruption qui favorise les inégalités sociales et l’enrichissement illicite.

Mais la mise en veilleuse de l’Oclei n’est pas pour déplaire à une certaine catégorie d’acteurs à la fois cibles et agents du mécanisme de la lutte contre l’enrichissement illicite. Il s’agit des acteurs judiciaires dont la plupart seraient mal à l’aise avec les déclarations de biens alors qu’ils sont en même temps chargés des sanctions. En attendant, l’Etat continue d’entretenir inutilement la structure dédiée à la lutte factice contre l’enrichissement illicite.

La Rédaction

Source: Le Témoin
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L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite est retombé dans une désespérante léthargie. Après avoir fait feu de tout bois en s’illustrant par de redoutables initiatives, le service n’est plus que l’ombre de lui-même. On dirait même qu’il a définitivement mis la clef sous le paillasson tant ses responsables...