Ils n’ont droit ni à la parole ni à la contestation et sont contraints de se taire ou de se faire licencier.  A la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), le cri de cœur d’environ 400 employés, peine à se faire entendre.

Agents techniques des espaces AMO (assurance maladie obligatoire, régime dont la CANAM est responsable de la gestion), ces employés délestés ont été recrutés en juin 2018 sur la base d’un CDD d’un an avec un salaire mensuel de moins de 90.000 Fcfa (le respect de la sacralité du salaire nous oblige à ne pas dévoiler    le montant net).

Quatre mois après recrutement, proposition sera offerte au contingent des 400 éléments d’aller travailler à l’intérieur du pays (régions et cercles) avec bien entendu une prime journalière de 3500 Fca. Offre acceptée par beaucoup d’entre eux. Ce qui a permis à la CANAM de décentraliser les services du régime AMO à travers le pays.

Les agents techniques des espaces AMO ont pour tâche de recevoir et sensibiliser les assurés et de lutter contre la fraude dans les centres de santé. Avant le recrutement de masse de juin 2018, d’autres agents avaient déjà été recrutés en 2012.  C’est exactement là qu’il y a une discrimination entre les deux lots des agents qui exécutent la même tâche pour la CANAM sur le terrain.

Entre les agents recrutés en 2012 et ceux de 2018, il y a une grande différence au plan salarial.  Alors que les premiers appelés ‘‘agents chargés des espaces AMO’’ et recrutés sur base du CDI, sont à près de 500. 000 Fcfa par mois avec prime de garde, les seconds (agents techniques des espaces AMO) sont à moins de 100.000 Fcfa/mois. Seules les appellations diffèrent les deux catégories, par contre les taches sont les mêmes.  Un écart que l’on veut en vain combler.

Se taire ou se faire licencier

Après leur CDD d’un an, les 400 agents du contingent de juin 2018 ont été ensuite confiés au cabinet de recrutement ‘‘Mabendy Consulting’’ pour un autre CDD de six mois après lequel ils signeront à nouveau un CDD de six mois avec la CANAM. C’est ce qui est en cours et prendra fin en juin prochain : ‘‘Ces agents ne sont pas syndiqués et toutes leurs tentatives d’en discuter avec l’administration sont restées vaines, pis ils sont contraints au silence au risque de ne plus voir leur CDD renouveler à partir de juin prochain ’’, nous indique une source sous anonymat.

Non, les travailleurs de la CANAM sont bien syndiqués, mais il se trouve que les responsables de syndicat font partie de ceux-là dont la situation est dénoncée par le contingent des 400 agents.

Des retards de salaire aussi

Alors qu’ils sont en partie des chefs de familles avec des charges pécuniaires, les agents du contingent de juin de 2018 sont aussi confrontés à un sérieux problème de payement de salaire qui vient toujours en retard. A titre illustratif, les salaires des mois de janvier et février 2020 sont tombés ensemble en mi-mars et celui de mars a été versé le 17 avril.

223infos.net 

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Ils n’ont droit ni à la parole ni à la contestation et sont contraints de se taire ou de se faire licencier.  A la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), le cri de cœur d’environ 400 employés, peine à se faire entendre. Agents techniques des espaces AMO (assurance maladie obligatoire, régime...