Le parti présidentiel est secoué par une vague de divergences de vues. Son unique porte-étendard a annoncé les couleurs pour une arrivée au fauteuil présidentiel par rapport à la grande finale du 29 juillet.

 C’est sous les yeux des députés que le Chef de l’Etat a mis un projet en veilleuse : celui de sa candidature. En effet, le groupe parlementaire du RPM a croisé IBK pour faire le point sur les échéances à venir. Malgré les enjeux de l’heure, les relations lors de ce huis clos à la villa des hôtes n’ont pas été au beau fixe. IBK et sa famille politique ne sonnent pas la même cloche. Malgré le souci de mieux affronter les défis électoraux à venir, le malaise ne s’est pas estompé. Les élus avaient sollicité un entretien direct avec le locataire de Koulouba afin de jouer leur participation dans la bataille électorale en cours. C’est donc auprès du mémorial Modibo Keita en allant par l’entrée secondaire du Palais des congrès que les RMPistes et l’ancien député de la commune 4 ont échangé.

Au sein de l’audience obtenue avec le mandé mansa, eau froide fut versée sur les députés tisserands. A l’image de l’ADEMA où le groupe parlementaire a porté la candidature de Dioncounda Traoré avant que ne suivent les sections, un schéma similaire était envisagé. L’objectif visait à mettre fin aux spéculations sur le renoncement annoncé d’IBK pour 2018. La famille parlementaire du RPM a, selon nos sources, lancé un défi : déclarer sa candidature sans son avis.

Seulement, un contre-pied atténuera les ambitions présidentielles des élus nationaux. Selon toute évidence, la démarche n’aurait pas la bénédiction du boss de la colline du pouvoir. IBK aurait signifié à ses interlocuteurs, les limites de leur initiative sur un argument non des moindres : ils peuvent tout au plus solliciter qu’il soit candidat, pas prendre les devants. Et d’enfoncer le clou en déclarant que même en cas de candidature, ce ne sera pas sous les couleurs du RPM.

 

Bokary Tréta, président du RPM devra faire profil bas, lui qui disait ouvertement qu’en 2018 le parti portera à lui seul la candidature de celui qui est censé finir son mandat dans exactement 4 mois…

Autrement dit, IBK est non partant pour Koulouba sous l’étiquette qui l’avait porté au pouvoir en 2013. Le père de l’honorable Karim Kéita voit les choses en grand. Il mise sur un mouvement, à l’image d’Emmanuel Macron. Une différence distinguera ce schéma de son homologue français qui se profile à l’horizon : à part les militants, le Président sortant entend y réunir partis et associations favorables à ses actions, pour ne pas dire sa personne. Le chef de l’Etat entend miser sur une force politique plus consistante et élargie que sa famille politique.

Cette déconvenue a eu du mal à passer au niveau des instances du parti. Lors de la restitution de ce rendez-vous au sommet, le BPN a mal pris la chose. Nos échos du siège national situent qu’un jeu de ping-pong a suivi. Chacun des barons du parti n’a pas manqué de tirer à boulet rouge sur son camarade. Les cadres du parti estiment que la position d’IBK est un désaveu auquel chacun voudrait trouver son bouc émissaire. Une crise qui met pour le moment en minorité, le parti issu des gènes de l’ADEMA. Bokary Tréta, président du RPM devra faire profil bas, lui qui disait ouvertement qu’en 2018 le parti portera à lui seul la candidature de celui qui est censé finir son mandat dans exactement 4 mois.

Concernant la ruche, IBK aurait rencontré Dioncounda Traoré pour trouver un consensus. Des sources internes indiquent que l’ancien Président de la Transition de 2012 entend renoncer à sa candidature. Car il est important de préciser que sa validation par les sections ainsi que le dépôt de son dossier pour les primaires adémistes ne sont pas de lui. Plutôt des fidèles parmi les fidèles qui l’impliquent sachant qu’il reste le militant le plus présidentiable de l’heure à l’ADEMA.

Si IBK est censé avoir obtenu l’abandon de celui qui aurait pu être un sérieux challenger, il faut reconnaître qu’il aura été fidèle à lui-même. Ce n’est pas la première fois que le Mandé Bourama éconduit ses camarades. Depuis son arrivée à Koulouba, il a toujours dit qu’il ne leur doit pas sa victoire aux dernières présidentielles. On peut aussi dire qu’il n’est pas exempt de reproches pour avoir laissé passer une occasion toute faite. La constitution du rassemblement qu’il souhaite autours de sa personne a été annulée tacitement par lui-même. Des compagnons politiques de l’Internationale Socialiste lui avaient conseillé de constituer un bloc de gauche.

Occasion ratée où le RPM finalement récolte les pots cassés avec cerise sur le gâteau, la montée aux enchères de l’ADEMA. Vivement donc le bloc tant rêvé par l’homme fort de Sébénikoro ou Koulouba 2.

Par Bamoisa

Source: nouvelhorizonmali

 

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Le parti présidentiel est secoué par une vague de divergences de vues. Son unique porte-étendard a annoncé les couleurs pour une arrivée au fauteuil présidentiel par rapport à la grande finale du 29 juillet.  C’est sous les yeux des députés que le Chef de l’Etat a mis un projet en...