Le parrain de la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS), l’imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) était face à la presse, le dimanche 09 août 2020, à Bamako pour inviter les uns et les autres à prendre part au grand rassemblement du mardi 11 août 2020 à 14 heures sur le boulevard de l’indépendance de Bamako afin d’exiger la bonne gouvernance au Mali. «Je lance un appel à tout le monde à prendre part à la grande mobilisation du mardi 11 août 2020 au monument de l’indépendance pacifiquement sans violence. Nous souhaitons que la mobilisation de ce mardi 11 août 2020 rentre dans l’histoire. Et s’il plaît à Dieu ça sera ainsi », a souligné l’imam Dicko.

 

Ce point de presse a rassemblé plusieurs personnalités dont l’ancien premier ministre, Modibo Sidibé, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, secrétaire générale de la centrale syndicale CDTM et bien d’autres. Après l’introduction faite par le coordinateur général de la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), Issa Kaou Djim, le parrain de la CMAS, l’imam Mahmoud Dicko, ancien président du HCIM a tenu à clarifier qu’il n’était pas à Nioro ces derniers temps pour voir le Chérif Bouyé comme cela a été dit par certains médias. Selon lui, il était au « bercail » pour voir la famille et prendre des bénédictions. Cependant, l’imam Dicko dira qu’il irait dans les jours à venir à Nioro du Sahel pour voir le Chérif Bouyé Haïdara. Après cette clarification, l’imam Dicko a appelé tout le monde à prendre part à la manifestation du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) prévue ce mardi 11 août à 14heues sur la place de l’indépendance de Bamako même s’il pleut. «Je lance un appel à tout le monde à prendre part à la grande mobilisation du mardi 11 août 2020 au monument de l’indépendance pacifiquement sans violence. Nous souhaitons que la mobilisation de ce mardi 11 août 2020 rentre dans l’histoire. Et s’il plaît à Dieu ça sera ainsi », a souligné l’imam Dicko. A cet effet, il a souhaité que les marchés soient fermés dès midi. Mais l’imam Dicko insiste là-dessus : « Je ne veux pas entendre que des routes sont barrées, que des vitres sont cassées », a-t-il dit. L’imam Dicko a, sans ambages, déclaré qu’il n’est pas celui qui fait semblant d’être ou de ne pas être dans quelque chose. « Nous souhaitons que la mauvaise gouvernance dans ce pays cesse… Cette gouvernance nous conduit vers l’abime. Si la gouvernance était bonne, personne n’allait se lever pour protester…J’ai demandé au M5-RFP de renoncer à la demande de démission du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Ça crée des courroux, des frustrations, mais je l’ai assumé. J’ai voulu être l’interface, j’ai voulu être au milieu. Le mémorandum a été fait à cet effet pour rapprocher les points de vue. J’ai demandé au M5-RFP d’accepter de rencontrer le président IBK. Mais la manière dont le président IBK a reçu le M5-RFP m’a humilié. Il a demandé au M5-RFP d’aller voir la majorité présidentielle…», a-t-il dit. Par ailleurs, il a déploré les tueries des 10, 11 et 12 juillet derniers à Bamako, avant de remercier le Cardinal Jean Zerbo pour sa visite après les tueries des 10, 11et 12 juillet devant sa mosquée. Il a confirmé aussi que le président du HCIM, Chérif Ousmane Madani Haïdara lui a appelé par rapport à la situation. Selon l’imam Dicko, ce n’est pas une question religieuse mais il s’agit du Mali. Il a réaffirmé la phrase qu’il avait dite aux présidents de la CEDEAO en visite au Mali au mois de juillet 2020. « Je préfère mourir en martyr que de vivre en traitre », a-t-il dit. A l’en croire, le président IBK était dans les prédispositions de dissoudre l’Assemblée Nationale et le gouvernement. Mais, il refuse de croire que ce sont les autres qui nous donnent des ordres. « L’instruction est venue d’ailleurs pour que le premier ministre Dr. Boubou Cissé soit maintenu à la primature. Il (Boubou Cissé) n’a aucune légitimité, il n’a aucune base. Comment il peut réconcilier. J’ai demandé à Boubou de démissionner, il a l’avenir devant lui…Il y a une relation historique et stratégique entre la France et le Mali mais la France doit nous respecter », a-t-il martelé. A ses dires, ce n’est pas un gouvernement de cette façon qui peut résoudre le problème. Pour lui, le président IBK est en train de faire comme si c’était un bras de fer. Il a invité IBK d’écouter sont peuple et de ne pas minimiser son peuple. Par ailleurs, l’imam Dicko s’est dit toujours favorable au dialogue. « Je ne refuse pas le dialogue », a-t-il dit. Enfin, il a souhaité la libération de l’honorable Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition malienne enlevé le 25 mars 2020 par les groupes armés au nord du Mali.

Aguibou Sogodogo

SourceLe republicain mali

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Le parrain de la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l'Imam Mahmoud Dicko (CMAS), l’imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) était face à la presse, le dimanche 09 août 2020, à Bamako pour inviter les uns et les autres à prendre part...