La CEDEAO a pris une décision afin de calmer les tensions au Mali : démission des députés au cœur de la polémique. Recommandation à laquelle semble adhérer le parti au pouvoir. Reste à savoir si le RPM sera en mesure de conserver ses futurs sièges vacants si les partielles se concrétisent.  

Suite au sommet extraordinaire sur la crise en cours, la tenue d’élections partielles est désormais d’actualité. Parmi les recommandations de ces assises pilotées par Mahamadou Issoufou actuel président en exercice de la CEDEAO, l’accent a été mis sur l’arrêt controversé de l’ancienne Cour Constitutionnelle. Afin de palier à cette goutte d’eau qui a fait déborder le vase des frustrations, l’institution communautaire a exigé la démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée y compris le Président du Parlement.

Comme quoi les jours de Moussa Timbiné sont comptés au perchoir. Voyant l’ampleur de la situation, il n’a pas daigné démissionner allant dans la défiance et indiquant que les partielles ne peuvent avoir lieu que dans un seul cas : défunt du député en exercice. Il a semblé oublier que son départ peut permettre à IBK de sauver son régime bien que les choses aient fini par se radicaliser vu son entêtement. La conséquence immédiate sera la mise à sac du siège de la commune 5 du RPM où il a été désigné récemment Secrétaire Général.

La décision de la CEDEAO ne faisant pas son affaire, il est clair que son adversaire qui n’est autre que le président du parti, Dr Bokary Tréta, savourera discrètement cette fin de mission. Il a dalleurs joint l’acte à la parole en croisant le chef de l’État dans ce sens. Échange où la démission des parlementaires mitigés du RPM aurait été acté.

Reste que La Majorité Présidentielle a été désignée par la CEDEAO : elle devra mettre tout en œuvre pour obtenir cette démission qui ouvrira la voie à des élections partielles. Le sort de l’Assemblée sera tranché en ces termes :

« le Parlement pourra fonctionner avec les 116 députés restants ». Quid du RPM ?

La tension née de la fronde du M5 a fini par créer une confusion entre la personne d’IBK et sa famille politique. Une hostilité qui risque de jouer contre le RPM si les partielles voient le jour. Exception faite du député Karim Keita, la commune 5 où siège Moussa Timbiné est dans le viseur de l’opposition. Pareil en commune 6 où l’Imam Diarra a fini finaliste malheureux. Ces deux circonscriptions ont d’ailleurs été l’épicentre de l’insurrection provoquée suite à la désobéissance civile auto-proclamée par le M5-RFP.  Au niveau de Sikasso (…)

Bamoisa

NOUVEL HORIZON

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