Le Premier tour des élections législatives du 24 novembre 2013 n’a pas drainé une foule de grand jour. Les candidats à la députation ont eu un réveil brutal. Pour redresser la barre, lors du 2ème tour qui s’annonce houleux, les candidats, cette fois-ci avec la bénédiction de leur parti, entendent carburer fort pour faire sortir massivement les électeurs le 15 décembre 2013. Les Maliens seront-ils vraiment séduits ?

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Décidément, c’est le compte à rebours qui commence dans les états major des partis politiques dont les porte-étendards ont réussi à valider leur ticket pour une participation au 2ème tour des élections législatives. Pour rallier le maximum d’électeurs à leur cause, les différents candidats à l’hémicycle sont déterminés à mettre tout leur poids dans la balance. L’ambition en vaut la chandelle. Car, au vu des résultats provisoires du premier tour, il ressort clairement que tout l’enjeu de cette élection se jouera lors du deuxième tour. La preuve : sur les 147 sièges disponibles, seulement une vingtaine ont été occupés lors du premier tour. Du coup, certains partis politiques, qui avaient tout simplement préféré émettre des réserves dans le soutien financier à leurs candidats, auraient finalement décidé de prendre les choses en main. « L’appétit vient en mangeant » a-t-on coutume de dire. Ce sursaut d’orgueil des responsables des partis politiques au côté de leurs candidats intervient après la publication des résultats provisoires du premier tour qui leur a permis de faire une lecture claire sur les chances de ces derniers. Selon le directeur de campagne d’une liste de candidature « Les partis politiques sont tous motivés aujourd’hui pour prêter main forte à leurs candidats qui sont au 2ème tour des législatives. C’est dire que contrairement au premier tour des élections, des mesures seront prises à tous les niveaux pour faire sortir en grande pompe les électeurs ». Cependant, la question est de savoir si cette volonté des partis politiques sera suivie par les Maliens. Pour l’instant, à  s’en tenir aux propos recueillis  auprès de certains électeurs, aucune amélioration du taux de participation ne se dessine. Pis, l’on peut même craindre une légère chute du taux de participation enregistré lors du 1er tour. A en croire Issa Traoré, agent des Travaux publics, la timidité des Maliens devant les urnes  est imputable au comportement peu orthodoxe des députés. Pour M. Traoré, les députés vont uniquement à l’assemblée nationale pour voter des projets de lois qui ne vont guère dans sens de l’intérêt général.

Pour Aïssata Sanogo, microbiologiste, le faible taux de participation aux élections législatives,  est la conséquence directe de la déception des Maliens par les hommes politiques. « Les Maliens sont aujourd’hui démotivés. Car, le discours du changement tant clamé par le président IBk n’a pas été suivi d’actions concrètes», estime  Mlle Sanogo.

Youssouf Z  Kéïta, Stagiaire

Source: Lerepublicainmali

 

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