Après le MIRIA, YELAMA, LE PDES, le MPR, la CODEM, le Parena, le PIDES, le RPDM, le MODEC, le RPM, l’ADEMA, le président des FARE a rencontré, ce samedi 16 mars 2019, le CNID et l’Association des Groupements d’Églises et Missions protestantes et évangéliques. Ce sont, au total, une vingtaine de partis politiques et d’associations représentatives (IRGANDA, ADÉMA-ASSOCIATION) qu’il a rencontré.

Pour les FARE, au regard de la crise lancinante, il urge pour les Maliens de parler avec lucidité de ce que nous sommes aujourd’hui, de proposer des réponses endogènes aux maux dont souffre le pays ; sur comment refonder, aborder les institutions dans lesquelles nous nous reconnaissons, comment établir les règles du jeu économique, politique et social qui feraient que les Maliens, véritablement, arriveront à ce qu’ils veulent : un Mali de l’effort, de l’entente, un Mali en paix avec lui-même.

Le parti FARE, qui rejette le Cadre de concertation national unilatéral mis en place par le gouvernement, veut s’inscrire dans une logique plus vaste de Refondation institutionnelle par un véritable dialogue national, différent du dialogue politique, réducteur par le contenu, par les acteurs et par la portée.

Ce processus, espère-t-il, qui conduira le Mali à une véritable sortie de crise structurelle, durable et refondatrice ne pourra faire l’économie d’une prise en compte déterminée et d’un traitement de fond de l’ensemble des causalités ayant engendré la crise.

En effet, pour l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, le Mali en crise a besoin d’un programme de redressement sur différents plans.

Aussi, propose-t-il, sous l’impulsion du Président de la République, le gouvernement et les forces politiques et sociales réunis en Conférence doivent avoir la lucidité de poser les jalons d’une véritable sortie de crise structurelle de notre pays. Ensemble, ils doivent par un accord politique :

– établir un diagnostic partagé de la gravité de la situation, des enjeux, défis et périls, et de nos vulnérabilités structurelles ;

– définir les termes d’un processus malien solide et durable de sortie de crise et dont la pierre angulaire est le dialogue national refondateur ;

– décider du report des élections législatives pour une durée en cohérence avec la conduite des réformes institutionnelles et structurelles dont le pays a besoin ;

– arrêter un pacte de stabilité pour la sécurité, la croissance et le développement ;

– tenir un dialogue national refondateur, devant arrêter les orientations majeures dont les Maliens conviendront quant à l’avenir du pays, l’infrastructure institutionnelle de notre État, nos réponses aux exigences de l’intérêt général et aux frustrations dont souffrent les populations au quotidien ;

– définir la mise en œuvre des réformes institutionnelles et politiques prioritaires issues du Dialogue national et les agendas électoraux requis.

C’est cela le cadre et le fondement du dialogue inclusif refondateur pour que le Mali demeure cette Nation debout qui a fait la fierté de générations et de générations de patriotes.

Par Bertin DAKOUO

Source: info-matin.

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