Du 14 au 16 septembre, le Centre international de conférences de Bamako a accueilli les travaux de l’atelier de validation des termes de référence du dialogue national inclusif. Des milliers de participants, issus de la société civile, des partis politiques et de l’administration ont discuté de ce qui servira de canevas au DNI, lancé officiellement par le Premier ministre à la clôture de l’atelier.

 

« Trois jours durant, les participants, répartis en quatre groupes présidés par les facilitateurs et le Président de la Commission d’organisation, assistés des Vice-présidents et des rapporteurs, ont procédé à un examen minutieux du projet de termes de référence et du règlement intérieur du DNI. Aucun sujet n’a été occulté et toutes les questions évoquées par les participants ont été discutées en toute liberté, avec parfois beaucoup de passion, mais toujours avec sincérité et courtoisie ». Ainsi parlait Adama Samassékou, porte-parole des participants, à la clôture de l’atelier de validations des termes de référence.

C’était à la suite de l’adoption en plénière des termes de références et du règlement intérieur du dialogue national inclusif, ouvrant officiellement les travaux de celui-ci. Le Président du comité national d’organisation, Cheick Sidi Diarra, a quant à lui insisté sur les évolutions majeures du processus. « Le dialogue politique inclusif est transformé en dialogue national inclusif (…).

C’est désormais toute la Nation qui est interpellée et toutes les questions de préoccupations nationales qui sont prises en charge ». Il a indiqué que la nouvelle phase commencerait par le déroulement des concertations décentralisées, qui se tiendront dans les communes et les cercles. Puis une synthèse sera faite au niveau régional, mais également au niveau des ambassades et consulats. Les structures de l’État apporteront leur appui dans l’organisation, mais la direction des débats sera assurée par les participants eux-mêmes.

C’est à la suite de cette immersion que se tiendront les assises nationales à Bamako, avec des délégués de tous les niveaux. « À l’issue de cette phase ultime, les nouvelles aspirations de la Nation seront traduites en résolution », ajoutera Cheick Sidi Diarra.

Moment déterminant

Le Président du Parena a souligné lors des travaux de l’atelier que « depuis la Conférence nationale de 1991, une occasion pareille ne s’est pas offerte au peuple malien, une raison de ne pas la rater ou la gâcher », a plaidé Tiebilé Dramé, également ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Au cours des travaux, les participants ont mis en avant l’intérêt national et semblé atteints par les épreuves que traverse le pays. « Je pense que c’est l’esprit malien qui a prévalu. Que chacun, au cours de ce dialogue, dégage ce qu’il garde en lui comme rancœur, car c’est en se disant la vérité qu’on ira de l’avant », note Mahamane Touré, Président de la Fédération nationale des associations pour la décentralisation et le développement des collectivités territoriales.

Pour Attaye Ag Mohamed, chargé des questions juridiques et de droit de l’Homme à la CMA, le moment est déterminant. Il se dit confiant pour la suite  du processus.  « Notre attente est qu’au sortir de ce dialogue l’opinion nationale s’approprie l’Accord pour la paix et la réconciliation et qu’elle ait un mot à dire par rapport à sa mise en œuvre, de telle sorte qu’on arrive à un minimum de quiétude nationale ». Il ajoute « aujourd’hui, nous sommes à une étape cruciale et le plus important est qu’il y ait des principes sacrés pour tout le monde. Sauvegardons-les et le pays va se retrouver avec un État de nos besoins ».

Dans cet exercice, la diaspora joue un rôle important, d’où d’ailleurs la participation de certains de ses membres. Ousmane Sacko est le Secrétaire général du Bureau fédéral des États-Unis de la CSDM. « J’ai vu tout au long des discussions que la franchise a primé, car on s’est dit que rien ne vaut le dialogue et que nous sommes obligés de nous parler entre Maliens. Nous sommes satisfaits du fait que le Premier ministre vienne de nous dire qu’il n’avait pas fait sa Déclaration de politique générale  parce qu’il attendait quelque chose de nous. C’est cela, la démocratie », atteste celui qui a suivi depuis début septembre tous les travaux préparatoires.

Journal du mali

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Du 14 au 16 septembre, le Centre international de conférences de Bamako a accueilli les travaux de l’atelier de validation des termes de référence du dialogue national inclusif. Des milliers de participants, issus de la société civile, des partis politiques et de l’administration ont discuté de ce qui servira...