Le président du parti Solidarité Africaine pour le Développement et l’Indépendance (SADI) Oumar Mariko a aminé une conférence de presse le jeudi 13 avril dernier au siège de son parti à Djélibougou. Une conférence au cours de laquelle, il a aussi fait le point de la tournée parlementaire au Congo et en France.

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Dr Oumar Mariko, avec le franc-parler qu’on lui connait  a dénoncé les conditions de vie des Maliens établis à l’étranger. Selon lui, les Maliens du Congo, première étape de la tournée parlementaire, sont abandonnés par l’Etat malien qui n’entreprend rien pour qu’ils puissent avoir les papiers leur permettant de vivre tranquillement dans ce pays. L’honorable Mariko a déploré que l’acquisition de la carte NINA par les Maliens vivant dans ce pays relève du parcours du combattant. Pour lui, les Maliens vivant à l’extérieur du pays vivent dans le désarroi total à cause d’un abandon de l’administration malienne.

«Les Maliens qui sont au Congo et en France sont confrontés à des problèmes administratifs comme la pénurie de passeports, de cartes Nina et d’autres documents importants. Les Consuls ou Ambassadeurs maliens qui sont accrédités dans ces différents pays ne font rien pour leurs compatriotes afin de leur faciliter l’acquisition des documents administratifs. Partout où nous sommes passés, ce sont les mêmes préoccupations qui ont été soulevées par les Maliens », a-t-il dénoncé.

Il s’en est pris ouvertement au ministre Abdoulaye Diop qui selon lui, est un « orateur incapable et incompétent »  face aux problèmes des Maliens de l’extérieur. Car pour lui, depuis des années, le même problème administratif existe, mais rien n’est fait pour le solutionner.

Parlant de la grogne sociale, le président du Parti SADI dira que « le pouvoir en place a montré son visage criminel » car il devait tout faire pour qu’on n’en arrive pas à l’extrême. « Nous soutenons les grèves pour se préparer au changement de gouvernance », a-t-il déclaré.

Pour le député de Kolondièba,  la répartition du budget est mal faite. Et ce sont des votes de forme que les députés font à l’Assemblée Nationale car aucune de leurs observations n’est prise en compte. C’est pourquoi, il estime que le président IBK doit changer de stratégie  pour éviter le chaos dans le pays.

Par ailleurs, Oumar Mariko a  révélé qu’au sein des garnisons, il y’a un malaise profond entre le commandement et leurs subordonnés. Une allusion faite à la situation des élèves sous-officiers de Banankoro qui pour lui, ont été lésés par leur hiérarchie. Car ils ont été  déployés sur le théâtre des opérations bien qu’étant encore en formation.

A en croire Oumar Mariko, ces jeunes soldats devraient retourner à leur école à Banankoro afin de peaufiner leur formation. Mais le commandement a choisi d’y faire retourner les jeunes soldats qui bénéficient du soutien de ‘’bras longs’’, laissant certains d’entre eux qui n’ont pas de soutien sur le front. « Cette situation risque de dégénérer un jour avec l’instrumentalisation des chefs militaires », prévient Oumar Mariko.

Au sujet du remaniement ministériel, il dira que son parti n’a pas été consulté dans le cadre de la formation du nouveau gouvernement. Idem pour l’organisation de la Conférence d’Entente Nationale. C’est pourquoi, il a demandé au peuple malien qui a tant souffert et continue à souffrir sous l’actuel régime d’ouvrir enfin les yeux. Avant de promettre qu’ils vont barrer  la route à tout tripatouillage électoral en 2018.

Souleymane Birama Minta

Source: Tjikan

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Le président du parti Solidarité Africaine pour le Développement et l’Indépendance (SADI) Oumar Mariko a aminé une conférence de presse le jeudi 13 avril dernier au siège de son parti à Djélibougou. Une conférence au cours de laquelle, il a aussi fait le point de la tournée parlementaire au...