A trois mois du rendez-vous électoral au Mali, les déclarations de candidature se succèdent.  Le 14 avril, c’était au tour de Cheick Harouna Sankaré, président du Mouvement pour l’Union des Maliens (MUM) de se lancer. Le maire de Ouenkoro fixe par la même occasion les priorités de son combat pour le Mali.

Il était 16 heures  quand la presse et quelques proches du candidat s’installent dans le salon du domicile privé de ce dernier. De  blanc vêtu, bonnet sur la tête, l’imam et maire sort d’une pièce.  Il salue, mains levées, l’assistance et prend place sur un fauteuil rembourré. Cheick Harouna Sankaré apparaît à l’écran. La déclaration de sa candidature, est en effet préenregistrée. L’assistance écoute donc le discours solennel de l’homme religieux qui se lance donc en politique. De toute son allocution, un passage a retenu l’attention du public. « Nous sommes candidat à l’élection présidentielle  du 29 juillet 2018, pour redonner confiance aux Maliens et Maliennes, pour bâtir une paix durable, gage d’une cohésion sociale et d’une concorde nationale », déclare le maire. Des acclamations  de ses  sympathisants retentissent, guise d’approbation et de soutien à sa cause.

Tout au long de  cette intervention,  le contenu apparait tel un foisonnement d’ambition et de défis que l’homme s’engage à accomplir. Mesurant l’ampleur de la situation du pays  et les enjeux de cette ‘’crise qui menace l’existence même de notre pays’’ et qui ébranle son destin, Harouna Sankaré ne se résigne pas et sonne l’appel. « Il est grand temps que notre pays reprenne sa marche inébranlable vers la paix, la prospérité et le développement dans la démocratie et la modernité », souligne-t-il.

Le président du Mouvement pour l’Union des Maliens pense posséder les moyens pour la relève. « Notre pays a besoin d’être à l’abri de l’insécurité et du terrorisme. Nous devons nous donner des grands moyens  pour remédier à cette guerre asymétrique qui nous est imposée », a-t-il fait savoir. Des atouts non négligeables existent  à mettre en œuvre. « L’accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger demeure un instrument  juridique dont l’application efficiente  aidera le Mali pour une sortie définitive  de la crise », rappelle-t-il.Militant pour la paix, Harouna Sankaré souligne dans son discours que la lutte contre le terrorisme passe inévitablement par « la modernisation de notre outil de défense et la mise à niveau de nos forces armées et de sécurité ». Aussi, dans ses priorités, le développement constitue ‘’un défi permanent’’.  Moderniser le secteur primaire, ouvrir l’économie nationale vers l’industrialisation pour créer des emplois, assainir les finances publiques, éduquer et former pour  avoir des ressources humaines qualifiés ont été entre autres les axes évoqués par le candidat.

Alors que le pays  peine à renaitre, Cheick Harouna Sankaré  estime, au regard des urgences, que  la reconstruction passe par des réformes politiques, institutionnelles et économiques. Analysant le climat du pays, l’homme rassure et promet que la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du pays ne seront pas négociables. C’est pourquoi il sollicite « les suffrages » pour « reconstruire le Mali dans la paix et la prospérité.» Un challenge de Sisyphe. Le candidat dit s’engager « à faire redémarrer le progrès, à redresser les finances publiques et l’économie. Le maire de la commune de Ouenkoro, dans le cercle de Bankasse a  rappelé que le Mali est une grande nation « admirée pendant des siècles pour sa culture et ses valeurs ». Pour lui, la  mission ‘’est de servir le Mali et les Maliens’’ et ce,  en bâtissant un pays nouveau.Sa commune a d’ailleurs remporté, il y a quelques jours,  le concours de transparence du Programme de Gouvernance Locale Redevable.  Avec son regard direct, ce membre du conseil des collectivités territoriales de l’UEMOA mesure la grandeur et la noblesse de la fonction présidentielle. « Oui nous sommes prêts et engagés à conduire notre Nation, à redresser le Mali et à rassembler les Maliens et les Maliennes de l’intérieur et de la diaspora ! » persiste-t-il. Dans les prochains jours, un nouveau contrat social, issu des propositions des forces vives de  la nation sera proposé, a  soutenu Cheick HarounaSankaré.

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A trois mois du rendez-vous électoral au Mali, les déclarations de candidature se succèdent.  Le 14 avril, c’était au tour de Cheick Harouna Sankaré, président du Mouvement pour l’Union des Maliens (MUM) de se lancer. Le maire de Ouenkoro fixe par la même occasion les priorités de son combat...