La politique malienne n’est pas un privilège réservé seulement aux hommes. Pour quelle raison les femmes maliennes ne pourraient-elles pas faire entendre leur voix à l’occasion des échéances importantes de notre pays ? C’est à cette question qu’ont essayé de répondre le 5 juin dernier les participants à l’atelier de réflexion sur les enjeux des élections législatives de 2018.

C’est dans le cadre du projet « Leadership politique accru des femmes au Mali »que se sont réunis l’ONG Enda-Mali et ses partenaires. Enda-Diapol etEnda-Tiers-monde international, soutenus par l’union européenne et l’organisation de la société civile de défense des droits des femmes ont ainsi pu débattre.

Contribuer à l’amélioration de la représentativité des femmes à chaque échéance électorale du Mali est une volonté commune. Elle découle de la prise de conscience du rôle fondamental de la femme dans la société malienne. A cette occasion, Ismaël Diarra qui est le représentant d’Enda-Mali, n’a pas hésité une seconde à clamer haut et fort que les femmes maliennes ne sont « pas assez prises en compte lors de la mise en place des instances dirigeantes des partis politiques ». Celui-ci a ainsi cherché à mettre en évidence l’impact négatif de la sous-représentativité des femmes dans le développement, la démocratie et la cohésion sociale.

Souvent considérées comme les éminences grises de la politique malienne, les femmes n’occupent hélas que 10% des sièges à l’assemblée nationale. Aujourd’hui une seule femme occupe un poste clé au gouvernement : Haidara Bernadette Keita, ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. Pour nous toutes c’est le parfait exemple d’engagement politique à suivre.

C’est pourquoi, j’invite toutes les femmes maliennes à prendre conscience de cette situation et à en discuter. De nombreux groupes existent sur internet. Nous devons poursuivre l’engagement dans la vie politique et sociale afin d’instaurer une paix durable et de lutter contre le terrorisme qui ravage notre paix. C’est le combat des femmes maliennes. Je vous invite d’ailleurs toutes à rejoindre le groupe des « Femmes maliennes en colère » que j’ai créé sur Facebook et qui fédère déjà de mille deux cent  membres. Venez y partager vos idées, vos opinions, et vos aspirations.

Rejoignez nous sur https://www.facebook.com/groups/femmes.maliennes/

Aïcha Sangaré

 

La rédaction 

MaliwebPolitique
La politique malienne n’est pas un privilège réservé seulement aux hommes. Pour quelle raison les femmes maliennes ne pourraient-elles pas faire entendre leur voix à l’occasion des échéances importantes de notre pays ? C’est à cette question qu’ont essayé de répondre le 5 juin dernier les participants à l’atelier...