On en parle en même temps que se chochotte dans les salons feutrés une imminente libération conditionnelle du président de l’APCAM. Écroué pour présomptions de détournement de ristournes paysannes, Bakary Togola ne serait pas inéligible à un non-lieu. Et pour cause, la brèche, selon nombre d’observateurs avertis, se trouve dans la qualification que les magistrats ont donné aux faits reprochés à l’intéressé.

 

Car, si détournement il y a, il ne s’agit vraisemblablement pas de denier public tel qu’énoncé dans l’acte d’accusation. Pour autant que les fonds litigieux n’appartiennent pas à l’Etat mais aux organisations paysannes chargées de leur redistribution aux adhérents. Il s’agit, en l’occurrence, du surplus des prix de cession prévisionnels sur le coton sur le marché international dont 12% seulement sont accessibles au président de l’APCAM. Et jusqu’à preuve du contraire, les dénonciations d’anonymes suivies de l’ouverture d’une action judiciaire n’ont pas eu de résonance dans le sens d’une plainte de particuliers censés être victimes des faits qu’on lui impute.

La Rédaction

 Le Témoin

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On en parle en même temps que se chochotte dans les salons feutrés une imminente libération conditionnelle du président de l’APCAM. Écroué pour présomptions de détournement de ristournes paysannes, Bakary Togola ne serait pas inéligible à un non-lieu. Et pour cause, la brèche, selon nombre d’observateurs avertis, se trouve...