Le Rassemblement pour la démocratie et le socialisme (RDS) a produit un document de propositions pour la gestion de la transition en prélude aux concertations nationales du 10 au 12 septembre prochain. Ainsi, le RDS propose la mise en place du Conseil national de la transition (CNT) de 103 membres répartis entre les forces vives de la nation. Le CNT joue le rôle d’Organe législatif de la transition. Pour la répartition des sièges au sein dans cet organe, le RDS fait la part belle aux militaires.

 

Après avoir pris acte de la dissolution du Gouvernement, de la dissolution de l’Assemblée nationale et de celle du Président de la République, le parti RDS estime qu’au regard de la constitution du 25 février, il n’existe plus aucun personnage légal ou légitime pour conduire la transition. Cependant, pour le RDS, seul le CNSP peut être putatif pour conduire la transition.
Donc, le parti dirigé par ce désormais ex-allié d’IBK, le Prof Younouss Hamèye DICKO, propose que la présidence de la transition soit confiée aux militaires pour une durée de 18 mois. Pour les organes de la transition, il met l’accent sur la création de deux structures à savoir : le Conseil national de la transition et le gouvernement de la transition.
S’agissant du CNT, il doit jouer le rôle de l’Organe législatif de la Transition. Il est présidé par le président du Comité national pour le salut du peuple également le chef de l’État. Le complétant au sein de cet organe, il doit être accompagné de quatre vice-présidents issus de la société civile, du M5-RFP, des partis politiques et des organisations religieuses, explique le RDS dans son document politique.
Outre ces membres, le CNT doit être constitué de 103 personnes réparties par le RDS comme suit : le CNSP : 30 ; la société Civile : 15 ; le M5-RFP : 15 ; les partis politiques : 15 ; les femmes : 5 ; les Jeunes : 5 ; les Syndicats : 5 ; les Mouvements signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger : 3 ; la Presse : 3 ; la diaspora : 3 ; les organisations Confessionnelles : 4.
Quant au gouvernement de la transition, sa taille ne doit pas dépasser 23 personnes avec à sa tête un Premier ministre civil choisi par le Président du CNT et du CNSP, indique le Rassemblement pour la démocratie et le socialisme. La mission de cette équipe consistera à mettre en œuvre la feuille de route de la transition qui doit être axée sur l’apaisement du front social, le rétablissement de la sécurité, l’organisation du référendum constitutionnel, le découpage administratif du territoire, l’organisation des élections générales (présidentielles et législatives) et la mise en œuvre Résolutions du Dialogue National Inclusif (DNI).

Par Sikou BAH

Source : INFO-MATIN

MaliwebPolitique
Le Rassemblement pour la démocratie et le socialisme (RDS) a produit un document de propositions pour la gestion de la transition en prélude aux concertations nationales du 10 au 12 septembre prochain. Ainsi, le RDS propose la mise en place du Conseil national de la transition (CNT) de 103...