Depuis le retrait ou du moins l’échec cuisant du scrutin référendaire de révision irrégulière de la constitution attentatoire à la fragile démocratie malienne, des tenants du régime, visiblement mécontents de l’humiliation qui leur a été infligée par les Maliens, dans leur écrasante majorité, notamment à travers la plate-forme ANTE À BANA, sont devenus des spécialistes en communication mensongère, pour tenter de soigner l’image du régime.

Ces sorties honteuses, prétentieuses et surtout fallacieuses sont planifiées et parrainées par l’ORTM, la passion dite du service public, qui est devenu depuis un certain temps la passion de la propagande gouvernementale.

Par ailleurs, dans sa tentative négative et maladroite de quête de popularité, le gouvernement oublie complètement l’essentiel et les priorités, et préfère se lancer dans une campagne électorale prématurée.  Et du coup, l’on assiste quotidiennement à des tentatives malveillantes pour tromper les Maliens désormais avertis que nous sommes avec des discours mensongers et totalement incongrus. Cependant, malgré la signature de l’accord  dit pour la paix d’Alger, nous sommes confrontés à une insécurité galopante et persistante, jadis, qualifiée de résiduelle par le gouvernement mais qui, en réalité, est plutôt globale et dangereuse.

Les Maliens sont quotidiennement victimes d’attaques criminelles de tout genre et très souvent meurtrières. La terreur se lit donc sur tous les visages. C’est dans ce contexte sécuritaire volatile et versatile que vivent les Maliens dans leur écrasante majorité. Au lieu donc de trouver des solutions urgentes, idoines et salvatrices à ce cauchemar désormais devenu quotidien, les autorités actuelles préfèrent s’accrocher honteusement à un bilan médiocre caractérisé par de multiples scandales  de corruption dans presque tous les domaines et en toute impunité.

Cette incapacité aiguë des autorités à trouver des solutions urgentes et salvatrices aux problèmes majeurs des Maliens, a créé un sentiment de mépris, de frustration et d’indignation entre les gouvernants et les gouvernés, aboutissant à un climat d’incertitude perpétuelle. À tout cela est venue s’ajouter une politisation honteuse et scandaleuse de l’école malienne par des hommes politiques peu recommandables.

En effet, à la veille de la rentrée scolaire, les Maliens ont été indignés et scandalisés d’assister à la prise d’assaut de certains établissements scolaires par certains hommes politiques sans vergogne, en y faisant des prétendus dons de fournitures scolaires dont des cahiers sur lesquels, l’on pouvait voir leurs photos, noms et prénoms, au lieu par exemple, de l’hymne national du Mali, de nos couleurs nationales, de notre devise ou des tables de multiplication.

Nos enfants pourtant innocents sont donc obligés de connaître ces hommes politiques véreux en lieu et place du Mali. A-t-on besoin d’être  un prestidigitateur pour se rendre compte que ces comportements peu orthodoxes frôlent le ridicule, puisqu’ils sont faits à des fins électoralistes ?

L’histoire aura donc retenu que sous le règne de son Excellence IBK,  l’école malienne qui, jusque-là épargnée par les politiques conformément à son règlement intérieur, a été prise d’assaut par certains hommes politiques cupides, sans vergogne, pour, selon eux, y faire des dons, et cela, au nom des textes prétendument légaux. Vivement 2018 !

Issiaka KOUMA

Le Reporter

MaliwebPolitique
Depuis le retrait ou du moins l'échec cuisant du scrutin référendaire de révision irrégulière de la constitution attentatoire à la fragile démocratie malienne, des tenants du régime, visiblement mécontents de l'humiliation qui leur a été infligée par les Maliens, dans leur écrasante majorité, notamment à travers la plate-forme ANTE...