Comme en témoigne le départ de certains fidèles au chef de l’Etat, la réduction de la taille  et l’arrivée de quelques personnalités fiables, mais n’ayant aucune liaison affirmée avec les partis politiques traditionnels, la nouvelle équipe du gouvernement dirigé par Soumeylou Boubèye est un véritable gouvernement de mission face à des défis de taille

Après six jours de consultations tenues dans la plus grande discrétion, le  Premier Soumeylou Boubèye Maïga a rendu public dimanche  soir la composition de son gouvernement composé de 32 membres (dont 11 femmes) contre 36 dans le précédent formé le 30 décembre 2017.

Tenant compte de l’ampleur de la tâche à abattre par son gouvernement, pourtant considéré comme intérimaire en attendant les législatives, le stratège Soumeylou Boubèye (SBM) a certainement cru bon de composer une équipe qui s’évertuera dès maintenant à jeter les bases institutionnelles, à la dimension des défis.  Cet attelage gouvernemental qui arrive dans un contexte délicat et héritant de plusieurs dossiers chauds au gouvernement a vu la nécessité d’être dénué de toute subjectivité.

Les principaux défis du Gouvernement SBM II imposent incontestablement  de restaurer l’autorité de l’Etat comme l’a souligné le chef de l’Etat lors de sa prestation de serment le 4 septembre dernier, de donner vigueur à la lutte contre le terrorisme, d’accélérer la dynamique de la réconciliation dans un contexte post-électoral et de poser les jalons de la mise en œuvre du projet de société « Notre Mali avance » du quinquennat II d’IBK.

De l’analyse qui se dégage, dans la formation de cette équipe qui aura battu tout le record de temps et de tractations, les considérations subjectives n’ont pas  eu droit de citer. Toutefois, beaucoup ont pu voir la confiance renouvelée. Beaucoup de membres de son ancienne équipe ont été reconduits, certaines avec changement de portefeuilles. Ils auraient tout simplement bien mérité.

Les valeureux nouveaux entrants

Le Président de la République l’avait annoncé juste après sa réélection de faire de son second mandat, celui de la promotion de la jeunesse. Le ton vient d’être donné. Un portefeuille vedette, celui des Affaires étrangères et Coopération internationale, échoit à Mme Kamissa Camara, une jeune femme de 35 ans au parcours exceptionnel. Cette jeune dame avait bien gagné la confiance du chef de l’Etat bien avant sa réélection. C’est en pleine campagne électorale, qu’IBK après avoir découvert son talent, lui fera appel pour en être sa conseillère diplomatique.

Un autre ministère clé, celui de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale est confié à Lassine Bouaré, un grand commis de l’Etat et ancien ministre. Il était à sa nomination, directeur de cabinet du premier ministre. La Cohésion sociale, la Paix et de la Réconciliation nationale demeurant sensibles et constituant un défi majeur, il est apparu nécessaire pour le Premier ministre de confier le département à une personnalité de confiance qui lui a montré ses preuves.

Un autre ministère important, celui de l’Energie et de l’Eau, est attribué à Sambou Wagué, un autre modeste, intègre, cadre commis de l’Etat et ancien ministre, précédemment DG d’EDM SA. Le défi pour ce ministère : circonscrire les nombreuses difficultés du secteur énergétiques et satisfaire la demande sociale. La situation paraît d’autant plus préoccupante que le secteur dont il en était technicien principal a tiré un plan d’action prioritaire pour la couverture de la demande sociale. Le nouveau ministre est donc en terrain connu.

Sans considérations subjectives, SBM a permis que d’autres personnalités clés fassent leur entrée dans le gouvernement. C’est le cas de Mme Safia Boly  pour s’occuper de la Réforme de l’administration et de la Transparence de la vie publique, Dr Diakité Aïssata Traoré  promue à la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mohamed Moustapha Sidibé à la tête de l’Habitat et de l’Urbanisme, Yaya Sangaré à l’Intégration africaine et des Maliens de l’extérieur et Mme Lelenta Awa Baba Ba aux Mines et pétrole. Ils ont tous des compétences avérées dans leur secteur respectif.

A relever que le fameux quota que seulement attendent vient d’être respecté pour la première fois avec le nombre de femmes qui passe de 9 à 11. Le quota de femmes passe ainsi à 31 % pour les femmes, conformément à la loi 052 du 18 novembre 2015 qui fixe ce quota à 30 % dans les postes nominatifs et électifs au Mali.

Daniel KOURIBA

Source: Le renard

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Comme en témoigne le départ de certains fidèles au chef de l’Etat, la réduction de la taille  et l’arrivée de quelques personnalités fiables, mais n’ayant aucune liaison affirmée avec les partis politiques traditionnels, la nouvelle équipe du gouvernement dirigé par Soumeylou Boubèye est un véritable gouvernement de mission face...