Les nouvelles autorités de la Transition ont du pain sur la planche. La pression s’accentue sur elles à moins de deux mois après leur arrivée aux affaires. Entre des grèves multiples et des menaces de grève, la situation devient préoccupante avec l’annonce d’un embargo total imposé à des populations du Centre. Près de dix jours, les habitants de Faradougou, au cœur de l’Office du Niger, sont assiégés par une horde de terroristes. L’armée tarde à intervenir laissant les populations à leur triste sort. D’après les informations, les femmes et les enfants sont exposés à une crise alimentaire dramatique. Cette menace a lieu à un moment où la pression des travailleurs s’accentue. Le président de la Transition chef de l’Etat Bah N’DAW, au lendemain de sa nomination, a promis d’œuvrer pour le retour à la quiétude. « L’armée sera bien dotée pour exécuter sa mission régalienne » avait promis l’officier à la retraite. « Tous les moyens destinés à l’armée iront dans l’armée » avait déclaré Bah N’DAW lors de sa prestation de serment au Centre International de Conférence. Une déclaration qui a suscité un grand espoir dans un pays où le citoyen vit dans un pessimisme lié à la présence d’une horde de hors-la-loi qui dictent leur volonté partout sur le territoire national.

 

Après la partie septentrionale, le centre s’est enflammé à partir de Mopti ou des milices font régner la terreur. La région de Ségou n’échappe pas à la règle avec les assauts multiples sur des villes. On a en souvenir le rapt du juge de Niono Sounkolo KONE qui finit par mourir en otage. Ils sont nombreux les agents fonctionnaires de l’Etat enlevés dans le cercle où des hommes armés maintiennent les populations dans un isolement total depuis la semaine dernière. A ce problème qui trouble le sommeil des nouvelles autorités du pays se greffe la grève à laquelle elles sont confrontées dans certains secteurs. Le premier ministre n’a pas fini d’échanger avec les membres de son équipe que les préavis pleuvent sur la table des ministres comme un torrent : la santé, l’administration générale, les affaires étrangères, tout le monde envisage aller en grève ; ce qui donne du tournis au Président et à son premier ministre. Quant au Vice-président chargé des questions de défense et de sécurité, il est interpellé au quotidien au tour de l’aspect sécuritaire. Tout brûle autour du Président Bah N’DAW et de son Premier ministre OUANE. Ils sont pris par la gorge, pourrait-on affirmer avec tout ce qui se passe aujourd’hui au Mali. Une situation qui ne laisse pas indifférents les citoyens.

MODIBO SIDIBE ET SES CAMARADES DU PARTI FARE ANKA WULI INTERPELLENT LES NOUVELLES AUTORITES

Lisez la réaction du parti dirigé par l’ancien premier ministre monsieur Modibo SIDIBE. Communique sur la situation sécuritaire : « Le parti FARE, au cours de la réunion de son Secrétariat Exécutif National (SEN) du samedi 17 octobre 2020, a procédé, entre autres, à une analyse de la situation politique et sécuritaire du pays. Suite à son communiqué du 15 octobre sur le siège du village de Farabougou dans la commune de Dogofry, cercle de Niono par des djihadistes, depuis plus d’une dizaine de jours, les FARE demeurent fortement préoccupées par le silence du gouvernement et la non-intervention immédiate de l’armée. Et elles sont aussi très soucieuses de la situation sécuritaire du centre du pays, qui devient de plus en plus dramatique, confirmée non seulement par le Rapport de septembre 2020 des Nations Unies, mais aussi par l’attaque d’une position des FAMa à Sokoura dans le cercle Bankass, le 12 octobre, occasionnant le décès de plus de 24 personnes civils et militaires et de nombreux blessés. Ce qui permet de constater que les dispositifs de sécurisation des positions de l’armée restent précaires, en dépit des déclarations officielles.

« Le parti exige donc du gouvernement de prendre toutes les dispositions requises pour la sécurisation du territoire national. Enfin, il rend un hommage mérité à toutes les victimes civiles et militaires tombées sur le champ de l’honneur en s’inclinant devant leur mémoire, présente ses condoléances à leurs familles. Et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

« Bamako, le 19 octobre 2020. »

Ce communiqué qui émane du Secrétariat Exécutif National (SEN) porte la signature du Secrétaire Général Mahamadou KEÏTA

LAYA DIARRA

Source : le soir de bamako

MaliwebPolitique
Les nouvelles autorités de la Transition ont du pain sur la planche. La pression s’accentue sur elles à moins de deux mois après leur arrivée aux affaires. Entre des grèves multiples et des menaces de grève, la situation devient préoccupante avec l’annonce d’un embargo total imposé à des populations...