Les responsables de la Convergence Pour le Développement du Mali (CODEM) étaient face à la presse, le mardi 1er septembre 2020, à la Maison de la presse de Bamako pour faire des propositions par rapport à la transition au Mali. Ainsi, au cours de cette conférence de presse, le parti de la quenouille a souhaité que la transition soit la plus courte possible (entre 9 et 12 mois au plus) dirigée par un président civil. Selon le parti CODEM présidé par l’ancien ministre, Housseini Amion Guindo, la transition ne doit avoir que deux missions essentielles : le retour de la sécurité et l’organisation de l’élection présidentielle. « Nous voulons une transition simplifiée », a déclaré le président de la CODEM, Housseini Amion Guindo.

Cette conférence de presse était principalement animée par le président du Parti CODEM, Housseini Amion Guindo, en présence des militants et sympathisants du parti. Dans une déclaration lue par Sidiki Almamy Coulibaly, rapporteur de la CODEM, le parti propose que la transition soit la plus courte possible (entre 9 et 12 mois au plus) car elle ne doit avoir que deux missions essentielles, le retour de la sécurité et l’organisation de l’élection présidentielle afin de doter le pays d’Institutions légitimes, capables de faire face aux immenses défis auxquels le Mali reste confronté depuis une décennie. « Pour ce faire, il faut choisir de façon consensuelle un président civil pour la diriger, mettre en place un Gouvernement d’union nationale (avec une feuille de route très claire) composé essentiellement des technocrates sous la conduite d’un Premier ministre consensuel, élaborer une feuille de route très claire de la transition, élaborer une Charte pour la Transition, faire appel à l’assistance technique et financière de la communauté internationale pour l’organisation de l’élection présidentielle », a souligné le rapporteur de la CODEM. Selon le président de la CODEM, Housseini Amion Guindo, l’objectif de la transition est de rassembler les Maliens et d’éviter tout clivage. Après la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), dit-il, il faut chercher un président. « On n’a pas besoin de grandes réformes. Aujourd’hui, personne n’a la légitimité de faire des réformes. Il n’est pas évident qu’un consensus puisse trouver aujourd’hui. Aujourd’hui, les conditions d’un consensus ne sont pas réunies. On a besoin d’un président et d’un gouvernement de transition. On n’a pas besoin d’aller à autre chose. Nous voulons une transition simplifiée », a-t-il dit. Selon lui, le Mali ne se construira pas dans une transition mais plutôt sur la base d’un programme. A cet effet, il a souhaité que tous les Maliens puissent avoir leur carte NINA (Numéro d’identification nationale) afin d’exercer leur droit de vote. A ses dires, l’acte fondamental pris unilatéralement par le comité national pour le salut du peuple (CNSP) est comme un acte additionnel qui n’annihile pas la constitution du 25 février 1992. Par ailleurs, Housseini Amion Guindo a regretté le fait que la CODEM ne soit pas invitée par le CNSP lors des consultations en prélude aux concertations nationales.

Aguibou Sogodogo

Source: Journal le Républicain-Mali

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