«Ce sont des hassidis, ils veulent ma place; je ne laisserai pas le pouvoir pour que le fils de quelqu’un d’autre le prenne…». IBK est toujours dans la réaction. Il ne sait pas construire une réponse rationnelle. Comme disent les marxistes, il ne sait pas effectuer une analyse concrète d’une situation concrète. Dépourvu de vision stratégique, il s’avère être un piètre tacticien; car la tactique sans la stratégie est vouée immanquablement à l’échec. IBK use de la ruse pour appâter ses interlocuteurs. Il sait faire croire ou faire semblant ou user de la litote pour demeurer ambigu dans ses propos. Une séance de travail avec IBK, c’est surtout une conversation mondaine ennuyeuse au cours de laquelle il étale son goût pour le français classique sans jamais aborder le vif du sujet qui est sur table.

Tel un politicien classique, type Troisième République Française, il se révèle être un marchand de sable pour lequel les promesses n’engagent que ceux qui y croient! Tel Scapin, use également de la fourberie en promettant aux députés spoliés par la Cour constitutionnelle, qu’il a reçu récemment, une nomination «virtuelle», dans un Sénat «virtuel» et une Constitution «virtuelle» qui n’existe pas puisque n’ayant ni été votée par aucune Assemblée nationale, ni validée par aucun référendum populaire. IBK est également prompt à renier ses engagements lorsque les circonstances lui deviennent favorables. A son avis, cela est tout simplement l’art de la politique !

Aujourd’hui, il propose la mise en place d’un gouvernement de large ouverture pour appâter ses opposants comme si ceux-ci ne connaissent pas sa pratique politique. Les méthodes d’IBK sont désormais obsolètes. Il est le seul à ne pas s’en rendre compte! IBK se trouve en porte-à-faux de toutes les valeurs fondamentales de la société malienne:il a perdu la confiance (Danaya) des Citoyens; il ne tient jamais sa Parole (Koumakan);il n’honore jamais ses engagements (Lahidoukan);il a oublié son serment (Kalikan), sa profession de foivis-à-visdes Maliens (le Mali d’abord, le Bonheur des Maliens).Le recours politicien aux leaders religieux pour combattre le M5-RFP: Parce que l’Imam Mahmoud Dicko est membre du M5-RFP, le régime s’est empressé de recruter Ousmane Chérif Madani Haïdara et le Cardinal Zerbo et d’autres religieux prompts à vendre leurs services contre espèces sonnantes et trébuchantes.

Or, il s’agit-là d’une analyse superficielle de croire que les religieux peuvent trouver des solutions aux problèmes que les politiques sont incapables de résoudre. Les religieux ont, certes, une très forte capacité de mobilisation; ils peuvent jouer un rôle décisif lors de l’élection présidentielle en soutenant tel ou tel candidat comme ce fût le cas en 2013; mais ils n’ont ni les ressources intellectuelles, ni la capacité et l’expérience managériales requises pour gérer l’appareil d’Etat.Dans la phase actuelle de décomposition avancée du régime en place, leur médiation demeurera tout simplement un coup d’épée dans l’eau. Nombre d’entre eux empocheront beaucoup d’argent, comme d’habitude, en souhaitant que la crise perdure pour accroître leur pactole.

En vérité, les religieux font partie intégrante de la crise actuelle. Leur irruption sur le devant de la scène publique n’est que la conséquence du discrédit frappant désormais les politiques qui ont utilisé l’appareil d’Etat à des fins d’enrichissement personnel après l’instauration du pluralisme politique en 1991. Baignant dans le milieu ambiant, les leaders religieux se sont érigés en médiateurs sociaux pour le règlement des conflits découlant de la vie courante. Fins psychologues, ils connaissent parfaitement le désarroi des populations, leur attachement aux valeurs sociétales provenant du vécu historique du Mali. Ils sont aujourd’hui, les premiers interlocuteurs des citoyens. Ils jouent un rôle d’aiguillon social. Cette proximité avec les citoyens a fini par conférer aux religieux un rôle d’intermédiation entre le politique et le religieux.

Malheureusement, dans la plupart des cas, les religieux ont profité de leur position d’intermédiation pour maximiser leurs gains personnels. Comprendre la nature de la lame de fonds qui traverse le pays : Assailli par les aspérités du quotidien, prompts à accepter sans discernement les analyses superficielles, beaucoup de commentateurs ne comprennent pas véritablement ce qui est en cours actuellement dans le pays. Pour la plupart d’entre eux, il s’agit tout simplement d’une éruption volcanique éphémère qui se tassera dès que les premières laves sortiront du cratère. Or, nous sommes en phase d’une véritable lame de fonds qui vient du plus profond du pays. Il s’agit d’une rupture épistémologique, d’une cassure irrémédiable entre le Mali profond et la classe dirigeante.

Source : le Poing

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«Ce sont des hassidis, ils veulent ma place; je ne laisserai pas le pouvoir pour que le fils de quelqu’un d’autre le prenne…». IBK est toujours dans la réaction. Il ne sait pas construire une réponse rationnelle. Comme disent les marxistes, il ne sait pas effectuer une analyse concrète...