Le président IBK n’a pas encore franchi le seuil d’un second mandat que son premier quinquennat présente déjà les signaux d’une fin de règne. Depuis quelques temps, en tout cas, son système prend manifestement eau de toutes parts avec une spirale de scandales à n’en plus finir. La dernière en date, la question très équivoque de la réadmission des Maliens de l’Extérieur, a été évoquée par le chef de l’Etat avec une tonalité d’aveu de culpabilité dans son message de nouvel an à la nation. Nonobstant, il ne parait point évident que ses excuses aient calmé les ardeurs d’une majorité de compatriotes qui ne décolèrent pas contre la gestion de le traitement de la problématique migratoire. Le désamour rappelle du reste les mêmes bisbilles que les compatriotes de France avaient entretenu en son temps avec ATT, qui avait été accueilli à coups de huées et de conspuassions lors d’une certaine rencontre avec ses compatriotes de Paris. Depuis, l’homme du 26 Mars ne s’est plus relevé de la démystification en dépit des merveilles socio-économiques qu’il a réalisées pendant ses deux mandats. IBK réussira-t-il à survivre au même scénario en dépit de ses contre-performances ?

 

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ATT refuse l’instrumentalisation tous azimuts de Koulouba

Qu’attend l’ancien chef de l’Etat pour donner signe de vie, pardon !, de réceptivité aux signaux et clins d’œil qui lui proviennent de son ancienne demeure? En dépit des gages donnés par la représentation nationale, qui l’a complètement blanchi des charges retenus par l’Exécutif, la principale victime du Cnrdre continue de demeurer sourd aux sollicitations pour un ‘’retour au pays natal’’. Au risque même de décourager et d’annihiler les efforts de ceux qui se sont tant battus de la tête et des épaules pour obtenir sa disculpation, quoique certains aient peut-être joué la récupération. Si c’est le cas, ils en ont eu peut-être pour leur hypocrisie car ATT ne semble guère disposé à sauter sur la main tendue d’un régime qui, après l’avoir présenté comme le bouc émissaire de tous les maux du pays et l’avoir imputé les sept pêchés d’Israël, tente de passer par des moyens simplistes pour faire de lui un vecteur de la réconciliation nationale. Une autre tentative d’instrumentalisation présentée comme une main-tendue à laquelle l’ancien chef de l’Etat ne semble guère se prêter.

Karim Keita, le profil bas

Le président de la commission défense et sécurité du parlement s’illustre par une absence si inhabituelle sur la scène publique que nombre d’observateurs commencent à s’interroger sur ses motivations. Contrairement à ses habitudes, en effet, Karim Keita ne verse plus dans les exhibitions intrigantes, qui lui donnaient naguère l’apparence de très  sérieux prétendant à la succession de son père. On a pu penser un moment que sa disparition était due à la baisse des activités à l’Assemblée nationale qui se trouve en intercession depuis mi-décembre. Mais, à en croire des sources bien introduites, le plus influent des députés maliens a plutôt tiré les enseignements appropriés des épisodes en Commune II où il est élu. Il s’y est en effet attiré la foudre des habitants excédés par la grande ingérence de leurs parlementaires dans le jeu des communales de novembre dernier. La partie a certes tourné en faveur de sa tendance, mais les séquelles semblent avoir incité l’Honorable à la prudence. Jusqu’où est capable d’aller une population prête à transporter les divergences politiques sur les domaines privés ? Il y a vraiment de quoi s’inquiéter et contraindre au profil bas.

 

Quand le PM courtise le RPM

RPM rime visiblement avec PM. Le Premier ministre Modibo Keita, qui est sans parti, se sent quand même contraint à un pèlerinage périodique dans le hangar des Tisserands. En tout cas, à en croire nos sources le chef du Gouvernement, après avoir traversé l’épreuve de la sellette parlementaire, le chef du Gouvernement s’est aussitôt rendu au siège du RPM pour une visite de courtoisie qui avait plutôt l’air d’une gentillesse très peu désintéressée. Et pour cause, son passage au BPN est intervenu quelques jours après que les parlementaire de la majorité, tout en le sauvant d’une motion de censure initiée par l’opposition, ont tenu à lui faire savoir les principaux griefs opposables à l’action gouvernementale sous sa conduite. De l’exposé qu’en a fait le député Mamadou Diarassouba de Dioïla, on retient en substance que la conduite des affaires publiques souffre en partie de l’absence criarde du PM sur le terrain. Quoi qu’il en soit, l’intéressé en aura senti un grand besoin de collaborer avec un parti présidentiel qu’il a avait commencé à ignorer depuis son premier clin du lendemain de sa nomination.

Et le pays ?

Cette question est sans doute l’une des plus fréquentes tant elle revient constamment sur les lèvres. Et, en écoutant les Maliens la poser avec insistance, on comme l’impression qu’ils ont perdu ou risquent de perdre quelque chose qu’ils ont de plus cher en commun : le pays. En tout cas, pendant qu’ils s’accommodent progressivement de l’absence de l’Etat dans «l’Azawad», une autre préoccupation rebondit de leur subconscient : l’absence d’orientation et d’impulsion à déboussoler, à un point tel que d’aucuns commencent à douter de la réalité de leur pays. Ca n’est pas forcément que la mal-vie de compatriotes fidèles au Mali a atteint des proportions historiques. C’est que l’incertitude dominante n’est pas forcément moins pénible qu’une misère. S’y ajoute que leur désespoir s’est en outre exacerbé avec l’attitude d’autorités qui, au lieu de les mettre au travail, encouragent la fainéantise avec trois lundis successivement chômés. Une première

La Rédaction

Source : Le Témoin

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Le président IBK n’a pas encore franchi le seuil d’un second mandat que son premier quinquennat présente déjà les signaux d’une fin de règne. Depuis quelques temps, en tout cas, son système prend manifestement eau de toutes parts avec une spirale de scandales à n’en plus finir. La dernière...