Le Conseil économique social et culturel a ouvert ce lundi 4 février 2019, sa 8e session ordinaire. En plus de l’examen des projets de loi soumis à leur appréciation, les conseillers se pencheront aussi sur la situation sécuritaire du pays. Les responsables du ministère de la Défenses, du ministère de la Sécurité et la Protection civile et du ministère et plusieurs structures spécialisées sont invités à donner des explications.

Cette 8e session de la 5e mandature du Conseil économique social et culturel s’ouvre dans un contexte particulier dû l’insécurité grandissante à travers tout le Mali. Ainsi, conformément à sa mission de recueillir les attentes des populations et de proposer des pistes aux plus hautes autorités, le Conseil a décidé d’interpeller des responsables des ministères sur la situation sécuritaire du pays.

« Durant 15 jours, nous serons édifiés par les exposés magistraux des acteurs directement impliqués dans la définition et la mise en œuvre d’une stratégie nationale et consensuelle de sortie de cette crise sécuritaire à travers une réforme approfondie du secteur de la sécurité. Outillés à l’issue de cette formation de haut niveau sur tous les aspects des enjeux et défis sécuritaires au Mali, nous, conseillers, allons-nous en approprier afin que dans l’exécution de notre mission de sensibilisation, d’information et d’éducation des populations et de collecte de leurs problèmes, besoins et attentes, nous puissions mieux conseiller et mieux orienter les plus hautes Autorités de notre pays sur les conditions et modalités d’implication de la société civile dans la lutte contre l’insécurité aux côtés de nos forces armées et de sécurité », a souligné Dr Boulkassoum Haïdar, président du conseil économique social et culture. « Nous serons renseignés des missions essentielles des services spécialisés et départements ci-après concernés : le Bureau du haut représentant du président de la république, le Commissariat chargé de la réforme du secteur de la sécurité, la Commission nationale chargée de désarmement, démobilisation et réinsertion, la Commission nationale chargée de l’intégration des ex-combattants, la Commission vérité, justice et réconciliation, le ministère chargé de la Défense, le ministère chargé de la Sécurité et de la Protection civile, le ministère chargé de la Cohésion sociale, de la Paix et de Réconciliation nationale », a précisé le président Haïdara.

Cette cérémonie d’ouverture a été une occasion pour le président conseil économique social et culturel de présenter le bilan 2018 des activités réalisées par son institution.

« Conformément à l’application de l’article 107 de la Constitution, le Conseil économique, social et culturel a procédé à l’élaboration du Recueil annuel 2018 des attentes, des besoins et des problèmes des populations de l’intérieur et celles de la diaspora de certains pays d’Afrique et d’Europe. Le Recueil ainsi élaboré, a été officiellement transmis au président de la République, au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Par ailleurs, en application de l’article 108 de la loi fondamentale, le Conseil a été saisi en 2018 par le Premier ministre par rapport à la loi des finances 2019. Les observations et recommandations pertinentes formulées par le Conseil, ont été appréciées par le Chef du Gouvernement que nous remercions pour sa lettre d’encouragement », a détaillé le Dr Haïdara. Toute fois, il a rappelé le chef du gouvernement de la saisine obligatoire du Conseil sur tout projet de loi, tout projet de plan et de programme à caractère économique, social, culturel et même environnemental.

Des membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République et des diplomates accrédités au Mali étaient présents à cette cérémonie d’ouverture de la 8e session du conseil économique, social et culturel qui va durer 15 jours.

Maliki Diallo

Aumali

MaliwebPolitique
Le Conseil économique social et culturel a ouvert ce lundi 4 février 2019, sa 8e session ordinaire. En plus de l’examen des projets de loi soumis à leur appréciation, les conseillers se pencheront aussi sur la situation sécuritaire du pays. Les responsables du ministère de la Défenses, du ministère...