Dans une interview accordée à notre rédaction, M. Moussa Sinko Coulibaly parle de sa démission, de l’alternance à la présidentielle de 2018 pour barrer la routé au futur du RPM, M. Ibrahim Boubacar Kéïta, de l’état d’implantation de la ”Plateforme pour le Changement” et de la gestion chaotique du pays. Lisez plutôt !

Le Malien : M. Moussa Sinko Coulibaly, quelle sont les motivations profondes de votre démission de l’Armée en tant que Général ?

Moussa Sinko Coulibaly : Je crois que je l’ai expliqué suffisamment dans mes interventions précédentes. J’ai expliqué clairement que le pays a besoin en ce moment précis de l’histoire de notre pays, que chacun essaye de consacrer cent pour cent de son énergie, de ses capacités, de sa volonté à la gestion de la crise malienne. Et je me suis donné comme objectif en quittant l’armée de pouvoir travailler dans d’autres domaines pas seulement sécuritaire pour être sûr que je donne cent pour cent de mes forces actuellement à la gestion de la crise. C’est ce qui motive ma démission. Je continuerai à servir l’armée comme auparavant, je continuerai à apporter mon expertise aux Forces de Défense et de Sécurité comme avant.

Certains, surtout les leaders politiques, pensent que vous avez fait irruption sur la scène politique en un moment où l’insécurité va de plus en plus  grandissante. Votre démission a – t – elle été acceptée par le Président de la République, Chef Suprême des Armées ?

Le chapitre de la démission est clos.  Toute la procédure a été respectée et tous les papiers ont été signés à ce jour. Donc  cette question ne se pose plus aujourd’hui.

On vous a qualifié d’ancien putschiste, que répondez-vous ?

Je pense que ce qualificatif  n’est pas très- très correct. Nous – nous rappelons tous de ce qui nous a conduit aux évènements de mars 2012, ça a été plutôt l’échec des politiques et l’insurrection du 22 mars 2012 a été tout simplement la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Sinon, c’est la gestion de 1991 jusqu’à 2012 qui a été la conséquence directe de ce qui est arrivé en Mars 2012. Mais,  j’ai expliqué aussi à plusieurs reprises qu’on ne peut que déplorer ce qui est arrivé  et il est important  dans l’avenir de faire en sorte que ces genres de scénarii ne se répètent plus.

Après le lancement du Mouvement ” Plateforme pour le Changement “, quelles sont vos chances ?

Nous  essayons de représenter les chances de tout le Mali. Aujourd’hui, il y a une majorité de Maliens qui souhaitent le changement. Nous allons essayer nous en tant que plateforme de jouer notre rôle dans ce processus de changement aujourd’hui, c’est la majorité des Maliens 9/10 qui souhaitent le changement, donc les chances du changement sont les vœux actuels.

Quel est l’état d’implantation du mouvement ” Plateforme pour le Changement ” ?

Nous commençons à avoir beaucoup de partis politiques, beaucoup d’élus, beaucoup d’associations, beaucoup de personnalités influentes du pays. Nous avons nous avons une bonne d’implantation aujourd’hui sur l’ensemble du territoire dans toutes les régions, dans tous les cercles, nous continuons le travail et nous avons aussi beaucoup de représentations hors du Mali. Le travail continue et nous allons rapidement nous assurer qu’on a un maillage complet du territoire jusqu’au niveau de tous les villages et de toutes les fractions.

On se rappelle de votre célèbre phrase lorsque vous proclamiez les résultats provisoires partiels du 1er tour de la Présidentielle de 2013. ” Si les tendances se confirmaient ainsi, il n’y aura pas de second tour “. Cela n’était-il pas une manière de préparer les Maliens à une quelconque élection de votre candidat IBK ?

Coulibaly : Tous les Maliens qui ont suivi de près des élections de 2013, savent parfaitement que ça été la meilleure élection organisée au Mali depuis toujours. Tout s’est parfaitement bien passé je crois que cette élection ne souffre d’aucune contestation, tout était parfaitement maîtrisée élection a été juste, l’élection a été équilibrée, l’élection a été seine.

L’Alternance, on en parle au sein de la classe politique et des Mouvements, si le choix est porté sur une autre personne. M. Coulibaly va- t – il se plier derrière ce choix ?

Coulibaly : Le choix des Maliens est déjà porté sur l’alternance, sur le changement, sur la rupture. Aujourd’hui, le seul mouvement qui incarne réellement le changement et la rupture c’est la plateforme pour le changement. Aujourd’hui, c’est pourquoi nous continuons à appeler les autres à rejoindre ce camp de changement qui est la seule voie qui peut nous amener à sortir le Mali de la crise.

Le Changement est – il possible en 2018 ? Par quels moyens ?

Coulibaly : Le changement passe par le rassemblement. Je le dit et nous allons continuer à appeler les partis politiques, les associations à se rassembler autour du mouvement que nous avons créé à adhérer à ce mouvement pour nous permettre ensemble et réussir la première étape du changement qui est de faire partir l’équipe dirigeante qui est là aujourd’hui. Donc la clé du succès qui est là aujourd’hui c’est l’Alternance pour le Changement de 2018 qui passe par le rassemblement de toutes les forces politiques, associatives, communautaires etc… du Mali, hors du Mali pour nous permettre d’apporter le changement.

Votre mot de la fin ?

Coulibaly : Le mot de la fin, c’est dire aux Maliens que nos problèmes, nous avons une partie de la solution et que c’est ensemble que nous pourrons apporter cette solution. Donc, nous demandons à tout le monde de doubler de vigilance, de continuer à travailler d’accélérer le processus pour que nous ne soyons pas surpris au mois de juillet, la solution encore une fois dépend que de nous.

Interview réalisée par

  1. MARIKO

 

Le Malien

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Dans une interview accordée à notre rédaction, M. Moussa Sinko Coulibaly parle de sa démission, de l’alternance à la présidentielle de 2018 pour barrer la routé au futur du RPM, M. Ibrahim Boubacar Kéïta, de l’état d’implantation de la ”Plateforme pour le Changement” et de la gestion chaotique du...